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Des élus de l'Est sont tournés vers la relance de l'industrie forestière

Plusieurs maires de l'Est du Québec ont discuté des défis de l'industrie forestière lors d'un atelier tenu vendredi, dans le cadre des Assises annuelles de l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

Parmi les enjeux auxquels font face les régions forestières, les élus s'inquiètent particulièrement des ravages causés par la tordeuse des bourgeons de l'épinette. Le maire de Saint-Pascal et président du Regroupement des sociétés d'aménagement forestier du Québec, Rénald Bernier, espère que le gouvernement décidera rapidement de s'attaquer à l'infestation dans les forêts privées.

"Au niveau de la forêt publique, il y a eu des bonnes nouvelles, dit-il. On a annoncé des investissements majeurs pour finalement la combattre. Là où il manque d'investissement, c'est peut-être la forêt privée parce qu'au niveau de la forêt privée, il n'y a pas d'arrosage qui se fait encore."

Selon le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, par exemple, l'épidémie connaît une progression exponentielle en forêt privée, notamment dans la vallée de la Matapédia, en Matanie, dans la Mitis et Rimouski-Neigette.

Les maires réunis aux Assises de l'UMQ espèrent également que les entreprises reliées à la forêt décideront d'innover et de transformer leurs installations dans le futur.

Le maire de Baie-Comeau, Claude Martel, par exemple, ne croit pas que le régime forestier doit nécessairement être modifié. "Ce qui va être important dans les années à venir pour les régions comme les nôtres, au niveau du régime forestier, c'est que le gouvernement adapte les opérations forestières aux besoins des populations, explique-t-il. C'est ça le défi, si je vous parle un peu pour ma région, la Côte-Nord, ça va être le défi de taille."

Par ailleurs, ont insisté sur l'importance de conclure un nouvel accord sur le bois d'œuvre avec les États-Unis, puisque le dernier a pris fin en octobre dernier. Le Canada et son voisin du sud ont jusqu'à l'automne prochain pour s'entendre. C'est environ 60 % du bois d'oeuvre québécois qui est exporté aux États-Unis.

D'après les informations de Marlène Joseph Blais

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