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Des étudiants du Cégep de Sept-Îles sensibilisés aux pensionnats autochtones

Des étudiants du Cégep de Sept-Îles ont testé jeudi leurs connaissances sur les pensionnats autochtones, lors d'une activité de sensibilisation. Ils soulignaient ainsi la Journée du chandail orange qui rend hommage aux survivants de ces établissements, dont le dernier a fermé ses portes en 1996.

Un texte de Diana Gonzalez

Réunis dans le hall du cégep, les jeunes répondaient à des questions sur l'histoire des pensionnats autochtones. La plupart portaient des rubans ou des chandails orange avec l'inscription « chaque enfant compte ». 

Les étudiants et leur enseignante Sharon Coyle se joignent à d'autres écoles canadiennes qui organisent des activités pour honorer ceux qui ont survécu aux pensionnats autochtones. Sharon Coyle rappelle que plus de 150 000 enfants ont fréquenté les pensionnats au Canada.

L'étudiant Nutin McFarland salue la tenue de cette activité. « On doit parler de ça pour ne pas refaire les erreurs » du passé, dit-il. 

Normalement, la Journée du chandail orange se tient le 30 septembre parce qu'il s'agit du moment où les enfants autochtones étaient retirés de leurs communautés pour vivre en pensionnats. Au cégep, l'activité a eu lieu la veille.

L'origine du chandail orange est intimement liée au sort d'une jeune Autochtone, Phyllis Webstad, qui s'était vu retirer le sien lorsqu'elle est arrivée au pensionnat St. Joseph Mission en 1973, à l'âge de six ans. On lui avait alors imposé un uniforme identique à celui que portaient les autres élèves.

Par ailleurs, des élus municipaux de partout au Canada souhaitent qu'Ottawa instaure une Journée nationale du chandail orange, le 30 septembre de chaque année, pour rendre hommage aux survivants des pensionnats autochtones.

Pour sa part, la Commission de vérité et réconciliation recommande la mise en place d'une journée fériée.

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