Retour

Des femmes autochtones de la Côte-Nord dénoncent la violence faite aux femmes

Les allégations d'agressions policières à Val-d'Or ont des échos sur la Côte-Nord. Une plainte a été déposée contre un policier de Schefferville mercredi matin pour des allégations d'agression sexuelle commise en 1998.

La Sûreté du Québec n'a pas voulu commenter cette plainte vu que l'enquête est en cours.

Une autre femme affirme, sous le couvert de l'anonymat, qu'elle aurait été agressée sexuellement par un policier de la Sûreté du Québec à Schefferville, dans les années 1980. Elle voulait porter plainte après les révélations de l'émission Enquête, mais elle a eu peur qu'on remette en question ce qu'elle a vécu et sa crédibilité, comme les autorités ont pu le faire dans le passé avec d'autres femmes autochtones.

La coordonnatrice de la maison des femmes de Uashat, Marie-Claude Riverin, explique que depuis la diffusion du reportage d'Enquête, les femmes autochtones commencent à parler des violences qu'elles subissent, et on ne parle pas seulement de violence policière, mais aussi de violence conjugale envers les femmes autochtones en général.

« Ça n'a pas seulement réveillé des blessures, mais ça a aussi ouvert des mémoires pas seulement chez des Autochtones, mais pour la population au complet, puis je crois qu'il faut vraiment travailler pour développer des services, des ressources pour venir en aide à toute cette détresse sociale-là qui perdure depuis plusieurs générations. »

Les femmes autochtones rencontrées mercredi encouragent toutes les autres qui ont été victimes de violence à raconter leur histoire et à porter plainte.

Le premier ministre Philippe Couillard rencontrera les chefs autochtones du Québec le 4 novembre prochain pour discuter des allégations d'agressions envers des femmes autochtones par des policiers de la Sûreté du Québec à Val-d'Or.

D'après les informations d'Alix-Anne Turcotti

Plus d'articles

Commentaires