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Des infirmières remportent une victoire contre le CISSS du Bas-Saint-Laurent

Les infirmières qui doivent rester en poste lors de leurs heures de repas doivent être payées, et rémunérées au taux du temps supplémentaire. C'est ce que conclut un arbitre du droit du travail, dans une décision rendue en décembre.

Un texte d'Ariane Perron-Langlois

L'arbitre Marcel Morin a donné raison au Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires de Rimouski dans un litige qui l’opposait au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent.

Ce jugement fait suite à un grief déposé par le syndicat en 2014.

« L’employeur obligeait des employés à rester à l’unité de soins sur leur temps de repas. Les gens devaient pratiquer des soins durant leur temps de repas et ne pouvaient pas quitter leur unité. On revendiquait qu’elles devaient être payées à taux supplémentaire, et l’arbitre est venu nous donner raison », résume la présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires de Rimouski, Nancy Langlais.

Une vingtaine d'infirmières de l'hôpital de Rimouski et de la résidence Mon Parcours de Mont-Joli sont concernées. « Toutefois, d’autres gestionnaires s’apprêtaient à emboiter le pas dans de telles mesures. Ils viennent d’être remis à l’ordre », se réjouit Mme Langlais.

C’est une très belle victoire. C’est une décision qui va avoir une portée sur toute la région et sur tout le Québec

Nancy Langlais, présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires de Rimouski

Mme Langlais précise que le CISSS du Bas-Saint-Laurent a corrigé le tir au cours de la semaine qui a suivi le jugement.

Les infirmières concernées recevront aussi une paye rétroactive pour les heures travaillées depuis une date fixée à six mois avant le dépôt du grief.

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