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Des jardins pour protéger le saumon de la pluie

Depuis deux ans, l'Organisme de bassin versant Matapédia-Restigouche travaille sur un projet baptisé Des jardins de pluie pour le saumon, afin de limiter l'écoulement des eaux de ruissellement dans la Matapédia.

Un texte de Joane Bérubé

L’Organisme de bassin versant Matapédia-Restigouche (OBVMR) collabore ainsi avec les municipalités riveraines de la rivière Matapédia afin de réaménager certains espaces qui permettront de mieux gérer les eaux de pluie.

Quelque 64 % de la population de la Matapédia habite dans la zone du bassin versant des rivières Matapédia et Humqui. « Les gens ont tendance à dire qu’ils n’habitent pas près de la rivière, mais ils habitent à un ou deux kilomètres ce qui a un impact », souligne la chargée de projet à l’OBVMR, Valérie Delisle-Gagnon.

Le projet découle de plusieurs constats, explique Valérie Delisle-Gagnon. Il faut comprendre, dit-elle, que les eaux de ruissellement, qui s’écoulent dans les bouches d’égout, se déversent directement dans la rivière. « Avec tout ce qu’il peut prendre sur son chemin, hydrocarbures, bouts de cigarettes, crottes de chien », énumère Mme Delisle-Gagnon.

Outre la pollution, la quantité d’eau est aussi un problème, ajoute-t-elle. « Ce sont, précise la chargée de projet, de grands volumes d’eau qui se déverse dans la rivière plutôt qu’être captés dans le sol et s’écouler lentement dans la rivière ce qui cause des inondations quand il y a de grosses pluies, mais aussi de sécheresse quand il ne pleut pas pendant plusieurs jours. »

Le projet Des jardins de pluie pour le saumon se réalise avec la participation des propriétaires de résidences et de terrains situés dans le bassin versant.

Concrètement, les riverains sont invités à aménager une plate-bande de leur terrain afin de récolter et de retenir les eaux de pluie. « La structure et la superficie du jardin ont été réfléchies pour récolter toute l’eau qui provient ou du stationnement dans un bassin », explique la chargée de projet.

Le principe de base de ces aménagements, selon Valérie Delisle-Gagnon, est de ralentir l’eau de pluie, de la répartir, de la capter et de lui permettre de s’infiltrer .

Une contribution de 100 $ est demandée aux participants qui doivent aussi suivre une formation.

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