Le fumet de centaines de cipailles et tourtières qui cuisent lentement emplit peu à peu les cuisines de Moisson Rimouski-Neigette. Simon Lemay, de la pourvoirie Le Chasseur, est tout sourire : les 200 kilos de viande de gibier qu'il a donnés à la banque alimentaire permettront d'offrir un Noël un peu plus joyeux aux familles démunies de la région.

Un texte de Ariane Perron-Langlois

Simon Lemay a eu l'idée de ce don inhabituel en voyant qu'il disposait d'importants surplus de viande de gibier. « Ce sont des gens qui prélèvent des ours et ne gardent pas la viande, ou des gens qui viennent d'Europe et qui ne peuvent pas ramener la viande », explique-t-il.

En deux jours, plus de 600 pâtés, cipailles et tourtières sortiront des fours de l'organisme.

Demande toujours croissante

Le don de Simon Lemay survient alors que la demande pour l'aide alimentaire ne cesse de croître. Le directeur général de Moisson Rimouski-Neigette, Louis Vézina, note que la demande a augmenté de 17 % par rapport à la même période l'an dernier.

Il s'agit d'une deuxième année d'augmentation d'affilée. En 2014, les responsables de l'organisme observaient déjà une augmentation de 15 % de la demande d'aide alimentaire par rapport à l'année précédente.

Une situation qui n'est pas étrangère avec les politiques d'austérité du gouvernement provincial, selon le directeur général de Moisson Rimouski-Neigette.

Louis Vézina observe aussi que la pauvreté touche de plus en plus de personnes sur le marché du travail. « Les gens sur l'aide sociale, c'est 70 % de notre clientèle. On commence à voir des gens qui travaillent, mais qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts. Cette clientèle-là est en augmentation », constate Louis Vézina.

Louis Vézina observe toutefois que l'augmentation des besoins est compensée par une augmentation quasi équivalente des dons, ce qui permet à l'organisme de continuer à offrir le service.

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