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Des leaders économiques de l'Est réclament des investissements du fédéral

Des maires et des leaders socio-économiques souhaitent un retour en force des investissements du gouvernement fédéral dans nos régions. Plusieurs d'entre eux constatent que le gouvernement central s'est désengagé des régions au fil du temps et ils espèrent que la campagne électorale 2015 sera l'occasion d'engagements des différents partis en faveur de leurs milieux.

Pour les élus de la région, la mise en vente de 25 ports et quais de l'Est du Québec est un premier signe de ce désengagement. Par exemple, l'Université du Québec à Rimouski ne peut plus faire amarrer son navire de recherche à Rimouski. Le quai a été fermé par Ottawa.

« Quel signe on envoie si on n'est même plus capable de stationner le Coriolis là? Ça donne quoi comme erre d'aller sur le Relais Nordik, sur les autres? On n'a plus autant d'utilisateurs qu'on en avait et c'est parce qu'on n'a plus autant de disponibilité », déplore Chantal Pilon, la présidente de la Chambre de commerce et de l'industrie de Rimouski.

À la défense de la gestion de l'offre

Un autre sujet qui inquiète les élus : le programme de gestion de l'offre en agriculture. Le maire de Saint-Eugène-de-Ladrière, Gilbert Pigeon pense que la défense du programme permettrait de stabiliser l'économie de la région.

« Il faut protéger ces barrières-là, il y a des fermes de 8000 vaches en Arizona qui peuvent produire presque autant que le Bas-Saint-Laurent. Les jeunes ne savent plus s'ils doivent investir. Ça insécurise notre jeune relève qui aime l'agriculture », explique-t-il.

Finalement, depuis sa mise en vigueur en janvier 2013, la réforme du programme fédéral de l'assurance emploi continue d'animer les discussions dans l'Est, surtout dans les secteurs de l'économie saisonnière.

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