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Des mères d'enfants autistes dénoncent le manque criant de ressources

Depuis six mois, l'Association de l'autisme de l'Est du Québec a dû diminuer le nombre d'intervenants déployés sur le territoire de l'Est et couper le seul poste d'intervenant aux Îles-de-la-Madeleine.

Il reste maintenant deux intervenants pour tout le territoire du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Qui plus est, l'intervenant basé en Gaspésie n'a plus que 15 heures par semaine pour venir en aide aux autistes.

Selon l'organisme, il s'agit de répercussions des mesures d'austérité, qui agissent directement sur les services offerts aux personnes atteintes de troubles du spectre de l'autisme et à leurs familles. Les enfants autistes et leurs parents doivent également composer avec un accès restreint à des éducateurs spécialisés dans les écoles.

Anne Cone, mère d'un enfant autiste, indique que son fils avait droit à une éducatrice à temps plein, il y a cinq ans. Aujourd'hui, la même éducatrice doit partager son temps entre six élèves dans trois classes différentes :

Le directeur de l'Association de l'Autisme de l'Est du Québec, Philippe De Carufel, soutient que l'association se retrouve en mode survie, alors qu'elle devrait venir en aide à des gens qui sont eux-mêmes en grande difficulté.

De son côté, Juliette Gosselin, mère d'un adolescent de 16 ans, soutient que les ressources n'ont jamais été suffisantes tout au long du parcours scolaire de son fils.

L'Association de l'autisme de l'Est du Québec reçoit un financement de 100 000 $ par année. Ses dirigeants estiment qu'ils auraient besoin de trois fois plus d'argent pour bien remplir leur mission dans l'Est du Québec.

D'après les informations d'Ariane Perron-Langlois.

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