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Des municipalités prêtes à se battre pour protéger leur eau potable

Plus de 250 municipalités du Québec font front commun pour obtenir une dérogation au Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP) adopté par Québec en août 2014. Il autorise les forages pétroliers et gaziers à un minimum de 500 mètres, une distance qu'elles jugent insuffisante.

Les municipalités souhaitent pouvoir imposer des normes plus sévères sur leur territoire.

La Municipalité de Ristigouche-Sud-Est fait face à une poursuite de 1,5 million de dollars de la compagnie Gastem qui lui reproche d'avoir adopté un règlement pour protéger ses sources d'eau potable. Selon la société d'exploration et d'exploitation gazière et pétrolière, ce règlement a compromis la réalisation de travaux de forages prévus sur le territoire.

Le maire François Boulay n'est pas peu fier de cette démarche collective. Pour lui, le mouvement démontre que Ristigouche n'est pas la seule à s'être levée debout pour protéger l'eau potable.

Pour le maire d'Amqui, Gaétan Ruest, le combat qui s'engage avec Québec se fait au nom du bien commun. 

Par ailleurs, la Ville de Gaspé ne s'est pas jointe au front commun. Le maire Daniel Côté réclame plutôt un BAPE pour le projet Haldimand.

Ces 253 municipalités regroupent 64 MRC et agglomérations et représentent plus de 600 000 habitants.

Des municipalités du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de la Côte-Nord, mais aussi de l'Abitibi, de l'Estrie, de Québec et de Montréal, font partie de la démarche.

Rencontre le 12 septembre

La mairesse Marie-Andrée Auger, de Saint-Edmond-de-Grantham dans le Centre-du-Québec, a été désignée comme porte-parole du front commun. Elle a obtenu une rencontre le 12 septembre à Drummondville avec le ministère de l'Environnement.

Plusieurs municipalités qui ont approuvé de telles résolutions vont être présentes. La rencontre va se dérouler à huis clos.

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