Les non-voyants et personnes avec un handicap visuel ont pu profiter d'une soirée au cinéma pour la première fois à Rimouski grâce à un service de vidéodescription.

Un texte de Laurence Gallant

L'organisme Paralœil a eu l’idée d’offrir un service de vidéodescription, l’espace d’une soirée, en organisant la projection d'un court et d'un long métrage québécois mettant en scène des non-voyants. L’occasion était donc plus qu’idéale.

Une quarantaine de personnes, dont deux personnes de l'Association des personnes handicapées visuelles du Bas-Saint-Laurent, ont pu voir – et entendre – les documentaires québécois Prends ma main et La résurrection d'Hassan à la Coopérative Paradis.

Le président de l’association, Jimmy Turgeon, a été charmé par cette première rimouskoise.

Non-voyant depuis la naissance, Jimmy Turgeon a indiqué que cette expérience partagée dans un cinéma était incomparable, face à ce qui est habituellement offert à la télévision.

Il espère que ce type de projection adaptée pourra être réitérée, question, également, d'attirer davantage de non-voyants de la région.

La directrice générale de Paralœil, Valérie Mongrain, s'est chargée elle-même de livrer la vidéodescription, à l'aide de microphones et de transmetteurs sans fil.

Elle affirme que les réalisateurs des documentaires québécois présentés, Alexandre Lefebvre et Carlo Guillermo Proto, ont été enchantés d'apprendre qu'une telle initiative se réalisait à Rimouski, d'autant plus qu'ils avaient eux-mêmes du mal à organiser une projection avec vidéodescription à Montréal.

« Ça a eu beaucoup de rayonnement à Montréal. Les deux réalisateurs veulent avoir ma vidéodescription. Peut-être qu'ils vont essayer, qu'ils vont persister à l'offrir aussi à Montréal, comme on l'a fait aujourd'hui », souligne Valérie Mongrain.

Lors de la projection de mercredi soir, le président de l'Association des personnes handicapées visuelles du Bas-Saint-Laurent a également pu échanger avec le public sur les services offerts par son association, qui dessert de façon directe environ 150 personnes par année.

Paralœil envisage, dans un futur pas si lointain, d’organiser une projection pour les malentendants, avec une interprète en langue des signes.

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