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Des permis d'exploration pétrolière empêchent la protection de six territoires dans l'Est du Québec

Des permis d'exploration pétrolière et gazière accordés à une douzaine d'entreprises font obstacle à la création d'aires protégées dans l'Est du Québec.

Six des sept territoires identifiés en 2013 pour la création d'aires protégées sont actuellement couverts par des permis attribués à des sociétés pétrolières ou gazières, selon une étude menée par le Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent.

En 2013, le gouvernement du Québec prenait l'engagement de protéger 12 % de son territoire.

À la suite d'une vaste consultation publique à laquelle ont participé plus d'une centaine d'élus, de citoyens et d'organismes, sept territoires de la région administrative du Bas-Saint-Laurent ont été identifiés pour devenir des aires protégées et être ainsi soustraits à toute activité industrielle.

Parmi ces territoires, on compte la réserve faunique Duchénier, à Saint-Narcisse-de-Rimouski, les rivières Causapscal, Cap-Chat et Cascapédia. Or, depuis ce temps, aucun de ces territoires n'a été protégé.

Patrick Morin, agent de développement au Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent, explique qu'en 2010, les compagnies pétrolières et gazières se sont dépêchées d'acheter nombre de titres d'exploration : « ça s'est fait très, très, très vite », assure-t-il.

Plus d'une douzaine de compagnies pétrolières et gazières détiennent donc des permis d'exploration sur ces six territoires. Actuellement 4 % du territoire du Bas-Saint-Laurent est protégé. L'ajout de ces nouvelles aires aurait porté le territoire protégé à 7 %.

D'après les informations de Paul Huot.

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