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Des prestations d'assurance-emploi plus importantes pour les proches aidants

Depuis le début de la nouvelle année, le programme d'assurance-emploi est bonifié pour les proches aidants de gens gravement malades. La durée des prestations de compassion passe ainsi de 6 semaines à 26 semaines.

Le gouvernement autorise le prolongement des prestations de compassion depuis le 3 janvier. Elles sont destinées « à fournir un soutien du revenu temporaire aux personnes admissibles qui quittent le travail pour prodiguer des soins de fin de vie à un membre de leur famille ».

Le dernier Plan d'action économique d'Ottawa prévoyait 37 millions de dollars pour cette mesure.

Pour Caroline Thibeault, de Matane, qui a dû s'absenter de son travail très longtemps à deux reprises pour s'occuper de sa fille Maïka, atteinte de leucémie, il s'agit d'une excellente nouvelle.

« On a déjà fait un grand pas, dit-elle. Le gouvernement, dans le fond, donne vraiment plus pour les personnes. C'est un souci de moins. Sérieusement, pour les parents, ça va faire un allégement, un poids de moins pour combattre la maladie, c'est vraiment énorme. »

Caroline Thibeault croit cependant que Québec et Ottawa pourraient en faire plus.

Le temps passé à soigner un proche peut être assez important. Non seulement faut-il s'absenter du boulot, mais il faut en plus assumer des dépenses importantes, selon elle. « On a besoin de plus d'aide pour nous loger, nous nourrir, explique-t-elle. Des fois, on fait six ou sept heures de route [pour des traitements], mais on a encore des paiements à faire. Un logement, ça se paye, l'Hydro ça se paye, on n'a pas le choix. »

Cette réalité est particulièrement vraie dans les régions éloignées, croit Mme Thibeault.

Aider les travailleurs malades

La coordonnatrice du mouvement Action chômage Haute-Côte-Nord, Line Sirois, salue elle aussi cette nouvelle.

Elle croit pourtant que le gouvernement pourrait aussi augmenter la durée des prestations d'assurance-emploi pour les travailleurs qui doivent combattre une maladie. Les organismes d'aide demandent depuis longtemps à Ottawa de faire passer le nombre de semaines de 15 à 50.

« Tout n'est pas fini, assure-t-elle. M. Justin Trudeau fait des petits pas, mais il y a de la lumière au bout du tunnel. Il faut quand même travailler fort parce que vous avez des personnes qui sont malades qui ont accès à 15 semaines, imaginez. »

Mme Sirois aimerait également voir le gouvernement fédéral investir dans cette mesure.

D'après les informations de Jean-François Deschênes

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