Des propriétaires riverains de Métis-sur-Mer dénoncent l'augmentation de la valeur foncière de leur terrain et viennent de former un comité de citoyens pour s'adresser à la municipalité.

D'après le reportage de Paul Huot

Ces propriétaires qui habitent tous en bordure de mer ont vu leur compte de taxe augmenter considérablement alors que leur propriété se trouve dans une zone à risque depuis les grandes marées de 2010.

À titre d'exemple, Nathalie Girard a vu l'évaluation de sa maison et de son terrain augmenter de 51 000 $, d'un coup, pour atteindre une valeur totale de 189 000 $. Et ce, alors qu'elle peine à trouver un assureur pour sa propriété, car sa maison est située dans une zone risquée.

Les résidences en bordure du fleuve sont évaluées à 85 $ du mètre carré alors que de l'autre côté de la rue, elles sont évaluées à 40 $ du mètre carré. Les propriétaires voient donc la valeur de leur terrain augmenter tout en ayant peine à trouver une compagnie pour l'assurer.

Ces propriétaires mécontents ont donc formé un comité de citoyens pour faire valoir leurs droits. C'est une première pour la municipalité de Métis-sur-Mer qui compte 600 résidents. Et les élus en ont pris bonne note.

« On dit qu'il y a effectivement une incohérence là. C'est nous qui payons les plus cher du mètre carré en raison de la valeur qualitative de la beauté du paysage, mais en même temps, la valeur du risque de grande marée et d'érosion côtière n'est pas pris en compte », explique Nathalie Girard, propriétaire à Métis-sur-Mer.

Et en raison de ces facteurs environnementaux et fonciers, il est évidemment de plus en plus difficile pour ces propriétaires riverains de vendre leurs propriétés.

Plus d'articles

Commentaires