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Des Rimouskois veulent parrainer des réfugiés syriens

Des citoyens de Rimouski et de Matane qui souhaitent accueillir des réfugiés syriens dans la région s'organisent. Puisqu'aucune ville dans l'Est du Québec ne fait partie des villes ciblées par Québec pour accueillir des réfugiés parrainés par l'État, ils travaillent à mettre sur pied des groupes de parrainage privé.

Un texte de Ariane Perron-Langlois

Les horreurs quotidiennes de la guerre en Syrie ont secoué Philippe Thibault, un avocat de Rimouski. Avec sept autres personnes, dont un prêtre et une membre de la Congrégation des Sœurs du Saint-Rosaire, il a formé un groupe afin d'amener des réfugiés syriens à Rimouski.

« On a tous vu ce qui s'est passé avec l'évolution de la crise des réfugiés syriens et on s'est demandé comment nous à Rimouski on peut faire quelque chose pour aider ces gens-là », dit-il.

Une famille syrienne déjà ciblée

Le groupe a déjà ciblé une famille syrienne chrétienne de huit personnes, dont quatre enfants de 6 à 13 ans, qui est présentement réfugiée au Liban. Les membres de cette famille ont déjà passé les différentes étapes pour être reconnus comme réfugiés par le Haut-Commissariat des Nations Unies sur les réfugiés, précise M. Thibault.

Le groupe souhaite amasser 50 000 $ pour amener cette famille à Rimouski. « Ce qu'on veut faire, explique M. Thibault, c'est créer un fonds autonome pour que les gens qui vont parrainer, qui vont supporter les nouveaux arrivants, n'aient pas à payer de leur poche. » Déjà, un mécène a promis de donner 10 000 $.

Le succès de leur projet de parrainer des réfugiés syriens dépendra donc de la générosité du public.

Premières démarches pour un parrainage privé à Matane

Le défi n'effraie pas Monique Belley, une mère de famille qui fait aussi partie d'un groupe de quelques personnes qui désire faire venir des réfugiés en Matanie. « Si j'avais été dans une situation comme celle-là, j'aurais aimé savoir ou espérer que quelqu'un quelque part va pouvoir faire quelque chose pour nous venir en aide », explique-t-elle.

Une rencontre est prévue le 24 février à Matane pour réunir les gens intéressés par cette démarche.

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