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Des scientifiques réclament un moratoire sur la fracturation hydraulique

Un collectif de scientifiques estime que le règlement actuel ne protège pas les sources d'eau potable contre les risques liés à l'exploration pétrolière. Il réclame du même souffle un moratoire sur la technique de fracturation hydraulique qui pourrait être utilisée sur l'île d'Anticosti.

Les chercheurs jugent insuffisante la distance de 500 mètres entre le forage et toute source d'eau potable, prévue dans le règlement actuel. Ils demandent un écart minimal de deux kilomètres.

Moratoire sur la fracturation hydraulique

Dans le rapport, le collectif conclut que les connaissances scientifiques concernant la technique de fracturation hydraulique sont insuffisantes pour aller de l'avant avec le projet d'extraction à l'île d'Anticosti.

« Tous ces éléments-là nous amènent à dire oui il faut mettre la pédale douce. Il faut vraiment réfléchir avant de s'engager dans cette exploitation-là et les connaissances dont on dispose actuellement nous amènent à dire qu'il faudrait qu'il y ait un moratoire sur l'usage de ces techniques non conventionnelles », souligne le juriste et sociologue, Richard Langelier.

Le premier ministre Philippe Couillard a confirmé vendredi qu'il n'envisage pas aller de l'avant dans l'exploitation de combustibles fossiles sur l'Île d'Anticosti.

Pour sa part, Pétrolia prévoit effectuer trois forages avec fracturation hydraulique l'été prochain, si elle obtient le certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement. La pétrolière espère obtenir une réponse en avril pour entamer ces travaux.

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