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Desserte entre Cap-aux-Meules et Souris : la CTMA se dit optimiste

Les discussions se poursuivent entre la Coopérative de transport aérien et maritime (CTMA) et Transports Canada sur le contrat de desserte maritime entre Souris et Cap-aux-Meules.

Un texte de Joane Bérubé avec la collaboration de Maude Rivard

En décembre dernier, Transports Canada acceptait de renouveler pour deux ans le contrat de desserte maritime entre Souris et Cap-aux-Meules avec la Coopérative de transport aérien et maritime (CTMA).

L’annonce n’avait pas tout à fait rassuré les intervenants madelinots qui demandent que le contrat soit accordé de gré à gré en raison notamment des retombées économiques dans l’archipel.

Au printemps, Transports Canada avait lancé un processus de consultations sur trois dessertes maritimes de l’Atlantique, dont celle entre l’archipel et l’Île-du-Prince-Édouard. Cette consultation avait suscité bien des inquiétudes aux Îles-de-la-Madeleine où la CTMA est considérée comme un élément central du développement.

Au moment de l’annonce en décembre, le contrat était déjà en voie de renouvellement pour un an. À l’automne des représentations des Madelinots auprès du gouvernement fédéral dont entre autres le ministre des Transports, Marc Garneau, aura permis d’étendre le sursis à deux ans.

Du temps pour les négociations

Même si la CTMA est plus optimiste qu’à l’automne 2017, tout n’est pas gagné, fait valoir le directeur général de la CTMA, Emmanuel Aucoin.

Ce dernier, qui revient justement d’Ottawa, explique que le gouvernement est à la recherche de solutions, mais veut revoir son modèle d’affaires.

« On sait, précise le directeur de la CTMA, que c’est un modèle à contribution budgétaire à déficit zéro, mais à profit zéro et il semble que toute la question de la propriété de navire est préoccupante pour eux. Ils ne veulent plus être propriétaires des actifs pour lesquels ils sont aussi législateurs. »

La CTMA, qui possède plusieurs navires, se considère comme un armateur responsable. Toutefois, relève M. Aucoin, le maintien d’un traversier entre Souris et Cap-aux-Meules doit être considéré comme un service essentiel. La desserte, dit-il, doit bénéficier du soutien financier qui permette d’entretenir et d’assurer une liaison maritime à la base non rentable.

Le Madeleine, qui assure présentement la desserte, est en bon état, estime M. Aucoin. Le navire ne peut toutefois pas naviguer l’hiver, ce qui oblige à affréter Le Vacancier durant les mois de février et de mars.

La CTMA désire donc s’équiper d’un nouveau bateau puisqu’elle est en discussion avec Québec pour remplacer Le Vacancier, qui ne sera donc plus disponible l’hiver. L’acquisition d’un nouveau navire devra donc faire partie d’une éventuelle entente avec Ottawa.

Quelque 200 emplois de l’archipel madelinot sont directement liés au maintien du contrat de la CTMA pour la desserte Souris-Cap-aux-Meules.

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