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Du boulot pour les clubs de motoneige de la Haute-Gaspésie

Avec les 120 centimètres de neige tombés en Haute-Gaspésie et dans le secteur de Murdochville, les clubs de motoneige ont eu fort à faire pour ouvrir les sentiers.

Un texte de Brigitte Dubé

Selon Danis Pelletier, administrateur de la région de la Gaspésie et des Îles pour la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, le temps de surfaçage a plus que doublé.Les frais encourus sont donc élevés pour de petits clubs comme ceux de Tourelle, de Madeleine, de Grande-Vallée et de Murdochville.

Le paysage est comme une carte postale, avec beaucoup de montagnes, mais la topographie est difficile. C’est compliqué d’entretenir les sentiers, mais on vit avec!

Danis Pelletier, administrateur de la région de la Gaspésie et des Îles pour la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec

« On double le temps et les dépenses, ajoute-t-il. On a 10 % des sentiers que la Fédération gère, mais pas 10% des membres donc l’argent ne vient pas avec. Tout le monde est bénévole. On ne fait pas ça pour l’argent, mais parce qu’on est passionnés. Par chance, la Fédération nous aide en redistribuant une partie des droits d’accès. »

Un beau problème

Toutefois, ce serait plutôt un beau problème puisque les clubs anticipent un boom dans les réservations touristiques.

On devrait avoir un boom de motoneigistes dans les prochaines semaines. Quand ça passe comme ça aux informations, tout le monde veut venir.

Danis Pelletier, administrateur de la région de la Gaspésie et des Îles pour la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec

Selon une étude menée par la firme Zins Beauchesne, qui date de 2012, l’industrie touristique de la motoneige rapporterait 59 millions de dollars par année en Gaspésie.

M. Pelletier entrevoit aussi une affluence importante du côté de la motoneige hors-piste, une activité en pleine expansion. Un succès qui fait le bonheur des uns, mais qui dérange en même temps. Les propriétaires veulent bien donner le droit de passage, mais parfois, il y a des dommages.

« Certains motoneigistes qui font du hors-piste manquent un peu de savoir-vivre, constate-t-il. Pas tous, seulement une partie. Mais, c’est en train de se corriger. Les gars font plus attention maintenant. Le message se passe tranquillement. »

Cette saison, M. Pelletier constate une augmentation du nombre de membres de 15 à 20% en Gaspésie et aux Îles et davantage pour certains clubs. « L’hiver est idéal pour la motoneige et ça paraît, dit-il. On dépasse les 6000 membres. »

La région compte 18 clubs répartis sur 3000 km de sentiers.

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