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Du ciment de la cimenterie McInnis transitera par le rail gaspésien

Ciment McInnis et la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG) ont signé une entente pour le transport de 140 000 tonnes métriques de ciment sur cinq ans entre New Richmond et différents marchés canadiens et américains.

Un texte de Geneviève Génier Carrier

Le ciment sera transporté par camion de l'usine de Port-Daniel-Gascons vers les installations de transbordement qui seront aménagées par la Société du chemin de fer de la Gaspésie à New Richmond. Le ciment sera ensuite transféré dans les wagons en passant par une trémie de mesure, puis il sera acheminé vers les provinces de l'Atlantique, l'Ontario et les États-Unis.

Pour nous, c'est un point de départ. Évidemment, si l'état du rail le permettait, je pense qu'on serait en mesure d'augmenter les volumes de ciment transporté par train.

Maryse Tremblay, directrice des communications chez Ciment McInnis

Selon la SCFG, 250 à 300 wagons chargés de ciment parcourront la voie ferrée chaque année.

Le transport ferroviaire, un complément au transport maritime

Le volume de ciment qui transigera par le rail gaspésien représente une faible portion de la production totale de la cimenterie. L'entreprise prévoit envoyer 95 % de sa production par bateau en raison du faible coût du transport maritime et de la grande capacité des navires.

La capacité d'un wagon est de 90 à 95 tonnes, alors qu'un bateau peut transporter de 5000 à 35 000 tonnes métriques de ciment, selon Ciment McInnis.

Maryse Tremblay explique toutefois que le transport par train est un complément intéressant pour certains clients.

« Le projet de Ciment McInnis est basé sur le transport de grandes quantités par bateau. Quand on regarde un coût la tonne, c'est beaucoup plus économique. Cependant, si on a juste des bateaux, c'est beaucoup moins flexible, entre autres, en période hivernale », dit-elle.

Levier pour la réfection du rail

Le montant de l'entente demeure confidentiel. La Société du chemin de fer de la Gaspésie doit aussi investir pour installer des infrastructures permettant le transbordement et la pesée du ciment.

Ce nouveau contrat représente toutefois un atout pour la SCFG qui cherche à démontrer au gouvernement l'importance de réinvestir dans le rail gaspésien.

Ce que ça nous prenait, c'est du trafic sur la voie. Plus on va signer de contrats, plus ça va nous permettre de justifier les investissements nécessaires pour réhabiliter la voie.

Éric Dubé, président de la SCFG

Les premiers convois ferroviaires partiront quelques semaines après la mise en production de l'usine de Port-Daniel-Gascons prévue au printemps 2017.

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