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Du sable imprégné d’hydrocarbures se disperse à l'ancienne base militaire de Moisie

La tempête du 30 décembre, qui a balayé la Côte-Nord, a causé beaucoup de dégâts. Les rafales de vents ont d'ailleurs endommagé des équipements utilisés pour traiter les sols contaminés à l'ancienne base militaire de Sept-Îles.

Maintenant une fine couche de sable, qui est imprégné d'hydrocarbures, recouvre la neige dans le secteur. Après la tempête, Christian Ratté, un résident de Moisie, a eu une mauvaise surprise lorsqu'il est sorti de chez lui après la tempête.

Ça puait carrément le pétrole à l'extérieur. On l'avait un peu remarqué dans la maison, mais à l'extérieur, ça sentait vraiment le pétrole.

Christian Ratté, résident de Moisie

Du sable provenant du site contaminé

Ces hydrocarbures, qui se retrouvent désormais sur son terrain, proviennent du terrain voisin appartenant au ministère de la Défense nationale.

Le sol contaminé par une ancienne centrale thermique a été excavé au cours de l’été afin d'être traité sur place. Les toiles qui recouvraient la pile de sable n'ont toutefois pas tenu le coup lors des grands vents enregistrés la dernière semaine. Par conséquent, le sable s’est répandu sur les terrains voisins et dans la rivière Moisie.

« On s'entend pour dire que la Défense nationale a fait décontaminer le site, parce qu'il y avait une problématique et on se rend compte que la problématique pourrait être déplacée ailleurs sur une plus grand étendue », s’inquiète la présidente du Regroupement des résidents de la base de villégiature de Moisie, Julie McLachlan.

Des travaux à venir

Pour sa part, le ministère de la Défense tient à rassurer la population et indique que les toiles brisées seront réparées au cours de la semaine prochaine.

Toutefois, Christian Ratté estime que ces dégâts auraient être évités puisqu’il avait déjà alerté le ministère de la Défense nationale en novembre dernier.

« Dès le début, je leur avais dit que ça ne serait pas assez, qu'il faut considérer qu'il y a souvent des vents de 80 à 90 kilomètres à heure à plusieurs reprises durant l'année. Mais comme bien des fois dans le projet, je n'ai pas senti qu'il y a avait beaucoup d'écoute de la part des chargés de projet », dénonce-t-il.

Les résidents redoutent l'arrivée du printemps. Ils craignent qu’avec la fonte de neiges, le sable imprégné d'hydrocarbures ne se mêle au sol de leur terrain.

D’après le reportage de Katy Larouche

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