Le chasseur d'épaves Samuel Côté lance une campagne de sociofinancement pour développer la Route des épaves du Bas-Saint-Laurent, un projet qui cherche à valoriser et à protéger le patrimoine sous-marin du Saint-Laurent.

Un texte de Laurence Gallant.

Samuel Côté est le président des Explorateurs Sous-Marins du Saint-Laurent, un organisme sans but lucratif qui a été créé l’été dernier pour mettre en valeur les épaves du Bas-Saint-Laurent, notamment par le biais de la Route des épaves au Bas-Saint-Laurent.

Nous, ce qu’on souhaite avec le projet de la Route des épaves du Bas-Saint-Laurent, c’est d’attirer des centaines et des centaines de plongeurs et leurs familles dans la région.

Samuel Côté, président des Explorateurs Sous-Marins du Saint-Laurent

Selon le chasseur d’épaves, cette Route des épaves est un projet unique au Québec, dont la première phase se concentrerait sur la protection et la valorisation de cinq épaves entre le secteur du Bic et Sainte-Luce.

On a les plus belles épaves à Rimouski. De par le type d’épaves, le choix […] qui est diversifié, les épaves tridimensionnelles très bien conservées, […] relativement accessibles, [...] on a beaucoup de chances d’attirer des touristes plongeurs à Rimouski.

Samuel Côté, président des Explorateurs Sous-Marins du Saint-Laurent

L’objectif de la campagne de socio-financement lancée samedi est d’amasser 10 000 dollars. Dès la première journée, 10 % de cette somme a été comptabilisé.

Les Explorateurs Sous-Marins du Saint-Laurent se donnent la mission de promouvoir la plongée d’épaves au Québec, faire rayonner la région du Bas-Saint-Laurent et diffuser son histoire maritime. Mais pour son président, il s’agit surtout de sensibiliser les plongeurs et le grand public à la nécessité de préserver le patrimoine subaquatique.

Le pillage existe toujours, mais on se dit que si on rend [les épaves] plus accessibles, on va être en mesure de les préserver davantage.

Samuel Côté, président des Explorateurs Sous-Marins du Saint-Laurent

Sur ces cinq épaves, une seule jouit de la protection des gouvernements provincial et fédéral : l’épave de l’Empress of Ireland. D’autres épaves sont plus contemporaines, mais il faut tout de même les protéger, estime Samuel Côté :

« Même si elles sont plus contemporaines, on s’imagine que dans cinquante ans, il y a des plongeurs qui vont s’y rendre et n’auront pas accès aux structures [auxquelles] les plongeurs ont accès aujourd’hui », explique-t-il.

La campagne de financement servirait à l’achat et l’installation de bouées pour baliser les épaves. De cette façon, les bateaux seraient en mesure de s’y accrocher, plutôt que de se fixer directement sur les épaves.

« Il va y avoir une économie de temps pour les plongeurs une fois qu’ils vont être arrivés sur le site, parce qu’ils vont avoir un lien direct avec l’épave », explique Samuel Côté.

Une fois les cinq épaves ciblées protégées, Samuel Côté espère pouvoir élargir cette Route des épaves tant vers l’est que vers l’ouest, jusqu'à Sainte-Flavie et Cacouna. « D’ici les prochaines années, on imagine au moins dix épaves qui vont faire partie de cette route-là », affirme-t-il.

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