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Eau de Matane : une eau de grande qualité, mais toujours surconsommée

Les Matanais ont accès à une eau potable d'une excellente qualité et la consomment en grande quantité. Voire en trop grande quantité.

Un texte de Léa Beauchesne

Plusieurs mesures instaurées par la Ville ont permis de réduire la consommation dans les dernières années, mais le nombre de litres par personne par jour des Matanais dépasse toujours celle des autres Québécois, qui dépasse elle-même celle des Canadiens.

En y regardant de plus près, on constate que c'est du côté des entreprises qu'on n'arrive pas à diminuer la quantité consommée.

La consommation de l’eau se divise en deux grandes catégories. D’un côté, il y a les entreprises et les institutions et de l’autre, tout le reste, ce qui inclut le résidentiel, les pertes et les fuites.

Le nombre de mètres cubes consommés par cette deuxième catégorie diminue, ce qui démontre que les activités de sensibilisation et les travaux réalisés sur le réseau semblent porter ses fruits.

De 2010 à 2016, la consommation a diminué de presque la moitié et est ainsi passée de plus de trois millions à 1,7 million de mètres cubes.

Le maire de Matane s'en réjouit et souligne aussi la qualité de l’eau à laquelle ont accès les citoyens.

Des compteurs pour les citoyens

Il est pour le moment impossible pour la Ville de Matane de connaître la portion de l’eau consommée attribuable aux fuites, comparativement à celle des citoyens.

La Stratégie québécoise d’économie d’eau potable demande par contre à ce que cette distinction soit faite pour optimiser les axes d'intervention.

C’est ce qui motive la municipalité à installer des compteurs d’eau dans 60 résidences cette année afin de dresser un portrait de la consommation.

La Ville recherche d’ailleurs des foyers volontaires pour permettre cette installation, qui se fera aux frais de la municipalité.

La part des entreprises

Malgré l’installation de compteurs d’eau, les entreprises matanaises font mauvaise figure dans leur consommation.

L’effort collectif qui a permis une baisse globale de la consommation est freiné par la progression de celle des industries et commerces chez qui le nombre de mètres cubes est passé de 944 000 à 1,1 million en six ans.

Les entreprises paient toutefois leur dû à la ville en fonction de la quantité qu’ils utilisent.

Même si le maire reconnaît que la consommation est problématique, il estime qu’il est difficile de faire plus tout en permettant aux entreprises de demeurer compétitives.

Problème ailleurs

De nombreuses municipalités gaspésiennes dépassent elles aussi la moyenne québécoise et les objectifs de la stratégie. C’est le cas de Gaspé et de Murdochville dont la désuétude des infrastructures crée d’importants gaspillages d’eau.

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