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École alternative à Rimouski : le projet est retardé à l'an prochain

Le projet d'une école primaire alternative tarde à voir le jour à Rimouski et sa réalisation ne se fera pas avant au moins 2017. Une centaine de parents, membres du Groupe pour le développement d'une école primaire alternative à Rimouski (DEPAR), souhaitent depuis plusieurs années voir la Commission scolaire des Phares offrir un service complémentaire au réseau actuel où la pédagogie serait différente.

Un texte de Richard Lavoie

Les parents rêvent d'une pédagogie « plutôt centrée sur l'élève, par projet souvent en partant de l'intérêt des élèves », précise Karine Guay, une enseignante, mère bénévole et membre du groupe. Ils proposent un programme où l'évaluation tripartite (élève-parent-enseignant) serait la règle et où l'implication des parents serait obligatoire.

Une vingtaine d'entre eux ont plaidé à nouveau leur cause devant les commissaires lundi soir. Étant sur la brèche depuis 2011, ils espéraient pouvoir réaliser le projet pour l'automne dernier, mais ils ont dû réviser leur calendrier.

« On pensait que ça avancerait peut-être plus vite que ça nous de notre côté », avoue Mme Guay. Mais, la commission scolaire doit franchir différentes étapes, dont  « dégager ne serait-ce qu'un local ou une école éventuellement pour pouvoir accueillir les élèves de l'école alternative ».

« Ressort toujours cet enjeu, parce que les parents veulent l'école ici au centre-ville de Rimouski », explique la porte-parole de DEPAR. Lundi, le président de la commission scolaire, Gaston Rioux, a d'ailleurs précisé que si le projet avait été dans La Mitis, il y aurait eu une école disponible.

Une telle école deviendrait la première à l'est de Québec et compterait une centaine d'enfants. Le groupe DEPAR espère maintenant l'ouverture d'un établissement l'an prochain, mais demeure conscient que les changements de gouvernance à la commission scolaire et les compressions pourraient venir mêler les cartes.

Malgré tout, le groupe demeure optimiste, convaincu qu'un tel projet pourrait répondre aux besoins, notamment des élèves « qui font l'école à la maison ».

Un plan B

Le groupe DEPAR ne veut pas mettre tous ses œufs dans le même panier et regarde également la possibilité d'une école hybride publique-privée. « On est en train de regarder si c'est viable et qu'est-ce qui se fait de ce côté-là », confie Karine Guay.

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