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Éducation : un changement de cap bien vu en Gaspésie

Les commissions scolaires Chic-Chocs et René-Levesque accueillent favorablement les nouvelles orientations données vendredi par le nouveau ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx.

Le ministre a indiqué vendredi matin qu'il renonçait à abolir les élections scolaires pour plutôt mettre l'accent sur la réussite des élèves. Sébastien Proulx projette également d'offrir graduellement la maternelle à quatre ans sur l'ensemble du territoire québécois et désire réformer la formation des enseignants.

Le président de la Commission scolaire René-Lévesque, Jean Couture, estime aussi qu'il s'agit d'un pas dans la bonne direction.

De son côté, le président de la Commission scolaire des Chic-Chocs, Jean-Pierre Pigeon, se dit heureux de constater que le nouveau ministre se penche sur l'aide aux élèves plutôt que sur la gouvernance scolaire. Il souligne que cela fait 15 ans que la commission scolaire met en place des moyens pour favoriser la réussite scolaire.

M. Pigeon apprécie notamment l'intention du ministre d'implanter des classes de maternelle partout au Québec. « C'est un must dans nos territoires », dit-il.

Pour sa part, la présidente du Syndicat des travailleurs de l'éducation de l'Est du Québec, Nathalie Fournier, reste prudente sur le changement de cap du ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx. Selon elle, le ministre aurait avantage à discuter avec les intervenants du milieu scolaire, comme il l'a fait pour le projet de loi sur la gouvernance scolaire.

Question aussi de gouvernance

Jean Couture de la Commission scolaire René-Lévesque croit tout de même que la gouvernance scolaire demeure un enjeu.

Conséquemment les directives ne sont pas toujours claires, ajoute-t-il : « Ah! tout d'un coup on parle de bulletin chiffré, puis d'un bulletin non chiffré. Ah! un petit montant pour l'aide au devoir, puis un petit montant là. Mais ce n'est pas comme ça qu'on doit avancer. »

M. Couture souhaite aussi que le ministre révise le mode de fonctionnement de l'élection des commissaires afin d'assurer une meilleure participation de la population.

Enfin, le président de la Commission scolaire René-Lévesque aimerait que le gouvernement, dans un esprit de décentralisation, donne plus d'autonomie aux commissions scolaires et aux établissements.

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