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Effondrement d'une éolienne : peu de risques pour les parcs de la région

L'effondrement d'une éolienne au Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, ne risque pas de se produire dans l'Est du Québec. C'est du moins ce qu'affirme le directeur général du Technocentre éolien, Frédéric Côté.

La semaine dernière, durant des travaux d'entretien, une tour en acier d'une éolienne de 80 mètres s'est tout à coup effondrée.

« Ça semble s'être passé alors qu'il y avait des travaux particuliers autour de l'éolienne. Ce n'est pas normal. Ce n'est pas le vent qui a fait plier manifestement cet équipement. C'est l'enquête qui va le déterminer, mais il semble y avoir vraiment eu un événement particulier », explique M. Côté.

Pas une tour de l'usine de Matane

Selon les données compilées par le Technocentre éolien, la plupart des tours installées au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie sont aussi en acier, mais ont été fabriquées par d'autres entreprises que celle concernée par l'incident en Nouvelle-Écosse.

D'après M. Côté, la technologie éolienne est tout à fait sécuritaire.

Énercon, qui a fabriqué la tour au cœur de l'incident, soutient aussi qu'il s'agit d'un événement isolé. L'entreprise indique que la tour du Cap-Breton n'a pas été fabriquée dans son usine de Matane. Elle ajoute que la structure qui s'est effondrée avait été mise en service en 2010.

Travaux de maintenance

Par ailleurs, des travaux annuels de maintenance étaient en cours en début de semaine au parc Saint-Ulric-Saint-Léandre. Les éoliennes n'ont pas fonctionné pendant 11 heures par jour, de lundi à mercredi. Plusieurs résidents ont d'ailleurs noté que les pales sont demeurées immobiles au cours des derniers jours.

Une cinquantaine de personnes ont travaillé sur les lieux pendant cette maintenance annuelle de la sous-station électrique, soit l'endroit où l'électricité produite par les éoliennes est transférée au réseau d'Hydro-Québec.

Le superviseur de maintenance et opérations au parc éolien Saint-Ulric-Saint-Léandre, Jerry Busine, précise que ces travaux, qui peuvent prendre jusqu'à une semaine, ont pu être exécutés en trois jours.

En plus des travaux de maintenance, réalisés une fois par an, les éoliennes peuvent parfois être immobilisées lorsqu'un bris survient, ou lorsqu'Hydro-Québec demande d'arrêter le parc en raison de surplus. Ces cas sont toutefois très rares.

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