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Élection partielle dans René-Lévesque : qui sont les candidats? 

Six candidats se présentent dans la course à l'élection partielle le 9 novembre dans René-Lévesque. Le poste de député demeure vacant depuis la démission du péquiste Marjolain Dufour qui a représenté la circonscription de 2003 à 2015.

Un texte d'Evelyne Côté

Près de 34 000 électeurs sont appelés aux urnes lundi. Le vote par anticipation a attiré 1958 électeurs, ce qui représente près de 6 % de la population.

Claire Du Sablon, de Québec solidaire

Féministe engagée et animatrice de la vie culturelle, Claire Du Sablon a été présidente du Centre des femmes l'Étincelle de Baie-Comeau et a rédigé la chronologie historique des femmes du Québec. L'enseignante à la retraite a été intronisée à l'Ordre du Mérite nord-côtier pour son implication dans la communauté.

La candidate de Québec solidaire réagit à la violence dont sont victimes les femmes autochtones. « C'est à nous de les écouter. Ces gens sont capables de s'organiser et de nous dire leurs besoins », souligne-t-elle.

Pour écouter l'entrevue avec Claire Du Sablon

Karine Otis, du Parti libéral du Québec

Après avoir complété un certificat en sciences de l'environnement et un baccalauréat multidisciplinaire en études urbaines et sciences politiques, Karine Otis est revenue à Baie-Comeau en 2009. La candidate libérale est conseillère municipale pour le district de La Chasse à Baie-Comeau et directrice du développement chez Tourisme Côte-Nord Manicouagan.

Karine Otis défend les mesures d'austérité du gouvernement Couillard : « Ce que le gouvernement veut faire, c'est de réduire les structures pour que l'argent aille directement aux services aux élèves », indique-t-elle.

La candidate libérale précise que son parti travaille à relancer le Plan Nord et que ses impacts positifs se feront sentir bientôt dans la Manicouagan.

Pour écouter l'entrevue avec Karine Otis

Martin Ouellet, du Parti québécois

Natif de Baie-Comeau, Martin Ouellet dirige la Société d'aide au développement de la collectivité de la Manicouagan. Il est président de la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka depuis 2011. Il est aussi l'un des administrateurs du Cégep de Baie-Comeau et il s'est engagé dans la Fondation du Centre de santé et de services sociaux de Manicouagan.

Selon le candidat péquiste, le gouvernement prend en otage la population en procédant à des compressions dans les secteurs de l'éducation et de la santé. « Le gouvernement nous fait miroiter différentes choses à cause de l'équilibre budgétaire », affirme-t-il.

Martin Ouellet dénonce le « plan marketing » associé au Plan Nord et à la stratégie maritime du gouvernement Couillard.

Pour écouter l'entrevue avec Martin Ouellet

Yan Rivard, d'Option nationale

Candidat pour la troisième fois en quatre ans pour Option nationale, Yan Rivard est conseiller en sécurité financière chez Industrielle Alliance. Il est impliqué dans différents organismes communautaires dont l'Association du cancer de l'Est du Québec et Opération Enfant Soleil.

Le candidat d'Option nationale ne croit pas que la souveraineté est en perte de vitesse. « Plus que ça va, plus que les jeunes embarquent dans le mouvement. On s'attend à une recrudescence dans les prochaines années grâce à la nouvelle génération », soutient-il.

Pour écouter l'entrevue avec Yan Rivard

Dave Savard, de la Coalition avenir Québec

Détenteur d'un doctorat de l'Université Laval et de l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Dave Savard est professeur de philosophie au Cégep de Baie-Comeau. Il est aussi officier de la réserve navale NCSM Joliett à Sept-Îles.

Dave Savard dénonce les compressions dans les secteurs de l'éducation et de la santé. « C'est inacceptable », lance-t-il. D'après lui, il faut créer des emplois pour avoir une économie forte et maintenir ces services. 

Pour écouter l'entrevue avec Dave Savard

Éric Sirois, du Parti conservateur du Québec

Après avoir passé plusieurs années à Montréal, Éric Sirois est retourné dans sa région natale, Tadoussac, pour lancer son entreprise qui a été lauréate régionale du Concours québécois en entrepreneuriat. Le candidat conservateur siège également au conseil d'administration de la Chambre de commerce de la Haute-Côte-Nord.

Il s'agit d'un premier saut en politique pour le candidat conservateur. Au sujet de la construction d'un pont sur le Saguenay, Éric Sirois n'y est pas favorable, en raison des coûts qu'il estime astronomiques. 

Pour écouter l'entrevue avec Éric Sirois

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