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Élections anticipées : des candidats se préparent dans l'Est

Dans l'est du Québec, plusieurs candidats se disent prêts à amorcer une campagne électorale qui serait déclenchée plus tôt que prévu.

À l'instar de son chef Justin Trudeau, le candidat libéral dans Manicouagan, Mario Tremblay, se prépare activement pour les prochaines élections. Il a déjà commencé une tournée de la circonscription. Il rencontre les futurs électeurs et son équipe effectue des téléphones. « Ça va bien, dans Manicouagan on est couvert », assure M. Tremblay.

Toujours dans la circonscription de Manicouagan, Marilène Gill du Bloc québécois envisage elle aussi sa préparation électorale en vue d'un déclenchement anticipé.

En plein cœur de l'été, elle multiplie les démarches pour recruter de nouveaux membres et chercher du financement. Elle croit que les conservateurs pourraient opter pour une campagne électorale beaucoup plus longue.

La candidate admet que cela sera plus difficile pour les plus petits partis dont la caisse électorale est moins bien garnie. « Mais nous, on est prêts même si ça arrive plus tôt », ajoute-t-elle.

Nouveau parti, nouveaux défis

Sur l'autre rive, dans Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, le chef du tout nouveau parti Forces et Démocratie abonde dans le même sens que Mme Gill.

Actuellement Forces et Démocratie ne compte qu'une douzaine de candidats, dont un en Ontario et un autre à Terre-Neuve.

Le chef Jean-François Fortin estime être en mesure de présenter entre 25 et 30 candidats, ce qui permettrait à son parti d'être au moins présent dans toutes les circonscriptions du Québec.

Toutefois, le temps court pour la jeune organisation. « Entrer en campagne plus tôt, dit-il, permettrait aux partis qui ont plus d'argent de mener une campagne hors du commun, de faire que le principe même d'équité des chances pourrait être bafoué compte tenu du fait que les règles ne seraient pas les mêmes pour les partis qui n'auraient pas amassé autant d'argent. »

Le chef du nouveau parti explore déjà les moyens qui lui permettront d'assurer sa visibilité, advenant une campagne électorale lancée au mois d'aout, sans beaucoup de moyens financiers. « Ça va être deux mois où on va rivaliser de créativité pour trouver à la fois des moyens pour marquer le ton de la campagne et faire connaître nos idées avec des moyens d'expression peu coûteux, beaucoup de réseaux sociaux, Twitter, Facebook, entre autres. Il y a les assemblées régionales, les hebdomadaires locaux. »

D'autres scénarios

Pour sa part, le député fédéral sortant de la Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine et candidat du NPD, Philip Toone, ne croit pas à un déclenchement plus hâtif de la part des conservateurs.

Il estime que le parti de Stephen Harper n'a pas présentement à subir les contraintes de la loi électorale et peut donc dépenser sans limites. « Si j'étais eux, estime M. Toone, j'étirerais la sauce et j'utiliserais le gouvernement le plus possible. Je pense que les conservateurs essaient d'être en campagne sans officiellement être en campagne. »

Selon la loi, les élections devraient se dérouler le 19 octobre prochain et durer au minimum 36 jours pour un déclenchement le 13 septembre. Des élections anticipées peuvent être par contre déclenchées à la demande du premier ministre.

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