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Émanations toxiques à l'hôpital de Matane en janvier : sept dérogations aux mesures de sécurité

La Commission de santé et de sécurité au travail (CSST) a livré son rapport d'enquête sur l'émanation de produits toxiques survenue à l'hôpital de Matane en janvier. Une aile de l'hôpital avait été évacuée  en raison des risques d'explosion. Le rapport soulève sept dérogations aux mesures de sécurité qui ont toutes été corrigées, assure la direction de l'hôpital.

Le rapport précise notamment que des produits incompatibles étaient entreposés dans la même armoire.

Cette armoire, qui contenait des produits comburants (susceptibles de générer la combustion) était en bois. Elle ne contenait pas de bassin pour retenir un déversement.

Le système de ventilation de ladite armoire ne faisait pas l'objet d'un entretien préventif. Il est mentionné dans le rapport qu'on ne sait pas s'il était fonctionnel lors de l'événement. D'ailleurs, un mois avant l'émanation, un technologiste aurait rapporté un problème de ventilation.

De plus, la CSST signale que la dernière formation sur la manipulation et l'entreposage de tels produits datait de 1989. Donc, ceux qui manipulaient les produits dangereux, et qui n'y étaient pas il y a 25 ans, n'ont pas pu la recevoir.

Par ailleurs, la liste des produits contrôlés n'était pas conforme au contenu de l'armoire de « matières toxiques et corrosives ».

En outre, les équipements de protection individuels (comme les gants, masques, etc.) disponibles lors du nettoyage de l'armoire n'offraient pas la protection nécessaire contre les gaz, vapeurs et particules acides.

Trois travailleurs avaient ressenti des symptômes d'irritation aux yeux et un mauvais goût dans la bouche en entrant dans le local d'entreposage.

La direction du CISSS refuse de parler de négligence

De son côté, le chef de service des relations de travail du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS), Luc Guilbeault, refuse de parler de négligence, mais avoue qu'il y a eu des lacunes.

Autre lacune soulevée par la CSST : la dernière formation sur la manipulation et l'entreposage des produits toxiques datait de 1989. « 25 ans, c'est beaucoup, admet M. Guilbeault, mais les gens du laboratoire travaillent toujours avec les mêmes produits. Il y a un roulement de personnel donc les gens sont bien formés au niveau collégial. On était à mettre en place un programme de formation sur l'utilisation des matières dangereuses au travail. »

L'hôpital s'expose à des amendes variant entre 1500 et 3000 dollars.

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