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Emploi au Bas-Saint-Laurent : l'avenir appartient à ceux qui se forment tôt

Malgré le vieillissement de la population, l'automatisation des entreprises, les perspectives d'emplois s'améliorent au Bas-Saint-Laurent pour qui veut bien suivre certaines formations qui sont déjà très recherchées. Plusieurs d'entre elles le seront davantage dans les prochaines années.

Emploi Québec le confirme les départs à la retraite créent des opportunités pour les chercheurs d'emplois et les étudiants finissants du Bas-Saint-Laurent.

Par contre les emplois sont de plus en plus spécialisés, explique Alexandre Gauthier-Belzile, économiste à Emploi Québec Bas-Saint-Laurent. « Il y a, dit-il, de la mécanisation et de l'automatisation et ces machines, il faut les comprendre pour les faire fonctionner et il faut les réparer aussi. Donc, la job de bras, si je peux dire, s'est transformée en job plus spécialisée. »

Étudiants demandés

Si les entreprises sont à la recherche de travailleurs spécialisés, les institutions d'enseignement cherchent des étudiants. Certaines formations demeurent impopulaires malgré la demande de la part des employeurs, selon Marie-Michèle Doiron, directrice adjointe aux affaires étudiantes du cégep de Rimouski.

Des formations comme le génie mécanique, la maintenance industrielle ou le génie électrique ne font pas le plein d'étudiants. « Et pourtant ce sont des domaines qui sont très bien payés », souligne Mme Doiron.

De son côté, pour attirer des étudiants, le cégep de Baie-Comeau va même jusqu'à payer l'hébergement pour les étudiants de l'extérieur de la région qui s'inscrivent en foresterie.

Alexandre Gauthier-Belzile croit que les jeunes doivent se défaire de certaines images. « Quand on pense à la qualification, explique l'économiste, trop souvent on pense au diplôme d'études universitaire, mais au niveau collégial et le diplôme d'études professionnelles c'est peut-être là où les besoins sont plus importants en termes de volume. »

Après avoir constaté que les plateformes de recherche d'emploi en ligne s'adressaient plutôt aux travailleurs de grands centres urbains, Jean-Maxime Boulet, a donc décidé de revenir dans sa région natale et de démarrer une entreprise pour aider les chercheurs d'emploi de l'Est du Québec. Il observe lui aussi un certain déséquilibre entre la formation et les besoins du marché.

Le consultant en ressources humaines estime que la formation professionnelle n'est pas assez valorisée, notamment dans des secteurs comme la foresterie ou l'électromécanique. « C'est un problème social, croit Jean-Maxime Boulet, pourtant on a de beaux métiers d'avenir. L'avantage aussi de ces formations là c'est qu'on ne sort pas de l'école à 30 ans. »

Des institutions qui cherchent des étudiants et des entreprises qui cherchent de la main d'œuvre, bref, dans la région, les étudiants ont l'embarras du choix.

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