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En Gaspésie et aux Îles, des femmes commémorent le 6 décembre

De nombreuses activités se sont tenues en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine en ce 6 décembre, Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes. Dans la Baie-des-chaleurs, elle a été l'occasion de nouer des liens entre autochtones, francophones et anglophones.

Un texte de Brigitte Dubé, en collaboration avec Pierre CottonCette journée a été instaurée à la suite de la tragédie de l'École Polytechnique de Montréal, où quatorze jeunes femmes ont été assassinées en 1989.Dans la Baie-des-Chaleurs, les groupes de femmes ont participé à des cérémonies traditionnelles avec des femmes micmaques au Centre Walgawan à Gesgapegiag.

Ce rapprochement et cette journée de réflexion ont permis de partager une activité de guérison à la suite de violences faites aux femmes autochtones.

Selon Nathalie Babin de Centre'Elles de Saint-Omer, l’activité visait à créer des liens entre les femmes, quelle que soit leur origine.

« On souhaite d'abord créer des liens, du moins continuer de garder nos ponts parce que c'est important d'être en solidarité, pour toutes les femmes de la communauté de la Baie-des-Chaleurs, francophones, anglophones et autochtones », a-t-elle expliqué.

France Leblanc de Femmes en mouvement de Bonaventure a aussi assisté à l’activité. Elle estime aussi que la circonstance était idéale pour tisser des liens entre toutes les femmes. « Nous sommes sur le même territoire, mais on ne se voit pas. On n’est pas ensemble. On ne fait rien ensemble. »

Par ailleurs, une marche de solidarité a été organisée aux Îles-de-la-Madeleine. Le Regroupement des femmes de la Côte-de-Gaspé propose quant à lui une représentation de théâtre d'intervention par la troupe féministe Sans rideau de 17 h à 19 h.

La vigile à la mémoire des femmes victimes de violences prévue à Chandler a été annulée en raison des conditions météo.

La journée marque également la fin des douze jours d'actions contre la violence faite aux femmes qui, cette année, s'est déroulée sous le thème « Parlons de violence systémique ». Celle-ci touche diverses formes de violence, qu’elles soient de nature sexuelle ou discriminatoire relativement au marché du travail.

Malgré tout, la coordonnatrice de la Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Mireille Chartrand, considère que la cause des femmes avance.

Elle cite entre autres un projet de loi pour le contrôle des armes à feu. « On avance quand même, pas toujours à la vitesse à laquelle on voudrait que ça se fasse, mais il y a des progrès. »

Selon le rapport d’activités 2015-2016 du Centre d’aide aux victimes d’actes criminels de la Gaspésie et des Îles, les femmes représentent 70 % de la clientèle. Le type de violence le plus fréquent est la violence dans un contexte conjugal avec 27 % des cas.

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