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Énercon à Matane : des mises à pied inévitables

Le maire de Matane, Jérôme Landry, était à Montréal, lundi, pour rencontrer la direction d'Énercon pour faire le point sur la situation de l'usine.

Compte tenu du ralentissement dans le développement éolien au Québec, la fermeture de l'usine de fabrication de tours de Matane et la mise à pied d'une quarantaine d'employés sont devenues inévitables. « On espérait énormément de la politique énergétique. On a essayé d'éviter ça, mais il est sûr et certain qu'il n'y aura pas de production pendant six à huit mois à l'usine de Matane », commente M. Landry.

Ce dernier estime qu'il n'est pas dans les intentions de la direction d'Enercon de fermer définitivement les installations de Matane. « Il y a, dit-il, une centaine d'employés à Montréal, si l'usine de Matane ferme, certains vont perdre leur emploi. »

Le maire Landry croit qu'à moyen terme, la Ville peut aider Enercon, notamment en facilitant le transport maritime des tours d'éolienne pour les marchés d'exportation.

Le maire et la direction d'Enercon ont notamment discuté de la manière dont les infrastructures portuaires de la ville pourraient être adaptées afin de transporter les tours de béton par bateau. « On veut profiter de la stratégie maritime pour adapter nos infrastructures », précise le maire.

Jérôme Landry demeure optimiste pour l'avenir, malgré le ralentissement actuel. « Ce qui est particulier, ajoute-t-il, c'est que le message n'a jamais été aussi positif pour les énergies renouvelables en Amérique du Nord. »

Le maire a aussi rencontré vendredi dernier les employés de l'usine de Matane pour les convaincre de demeurer dans la région afin que l'expertise développée par Enercon ne soit pas perdue.

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