Des entreprises de la filière éolienne de la Gaspésie anticipent un fort potentiel de développement en Alberta. Huit entreprises de la région, Éocycle, Énercon, Invenergy, le Groupe Ohméga, Pesca Environnement, le TechnoCentre éolien, Téchéol et Vent de l'Est, ont d'ailleurs fait partie d'une mission québécoise de 26 firmes du secteur éolien qui s'est rendue en Alberta au début février.

L'Alberta pourrait au cours des prochaines années devenir un terrain propice au développement des énergies vertes. La première ministre Rachel Notley a annoncé en novembre dernier un ambitieux plan de lutte aux changements climatiques. La première ministre s'est notamment engagée à supprimer la pollution causée par le charbon d'ici 2030.

En Alberta, 55 % de l'électricité est produite par des centrales au charbon. La province souhaite que les énergies renouvelables représentent 30 % de sa production d'électricité dans 15 ans.

C'est dans ce contexte que Québec a organisé sa mission commerciale, qui a permis aux entrepreneurs de mieux comprendre les spécificités du marché albertain, explique Dave Lavoie du TechnoCentre éolien. « C'est un marché plus ouvert que celui de l'Ontario, qui avait comme nous des exigences sur le plan local pour la construction de parcs éoliens », commente M. Lavoie.

Moment propice 

Le porte-parole du TechnoCentre est optimiste et croit que les entreprises de la région, qui ont développé une solide expérience ainsi qu'un environnement global complémentaire à la filière éolienne, pourront décrocher des contrats.

Il donne pour exemple les entreprises d'opération de maintenance qui travaillent maintenant partout en Amérique du Nord et dans trois pays d'Amérique latine. « Nos entreprises, poursuit Dave Lavoie, qui sont dans le développement de parc éolien, qui sont dans la construction, dans le domaine environnemental, dans la recherche et le développement, les turbiniers sont en bonne position. C'est un bon momentum parce qu'on en a un peu moins du côté de l'Est du Canada ces temps-ci. »

Le porte-parole du TechnoCentre note entre autres que la Gaspésie compte des usines qu'on ne retrouve pas du côté albertain et que la faiblesse du dollar canadien par rapport à la devise américaine pourrait favoriser l'achat national.

Pour M. Lavoie, le transport n'est pas un véritable problème quoique, admet-il, un réseau ferroviaire en bon état faciliterait le transport de composantes à partir de Gaspé.

Dave Lavoie indique que la filière éolienne génère 1200 emplois en Gaspésie et dans la MRC de la Matanie.

Les entreprises de la Gaspésie entendent retourner en Alberta en novembre.

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