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Éolien et hydroélectricité: deux poids deux mesures selon des chercheurs

Un groupe de huit universitaires et ingénieurs, spécialistes des questions énergétiques, critiquent la décision du gouvernement du Québec de ne plus favoriser le développement de l'énergie éolienne sur le territoire québécois.

Dans une déclaration publique, ces spécialistes jugent que la nouvelle politique énergétique, dévoilée par le gouvernement, traduit un préjugé favorable de l'état envers l'hydroélectricité au détriment de l'éolien. 

À cet égard, monsieur Saucier souligne que la nouvelle politique énergétique donne le feu vert aux deux dernières phases du barrage La Romaine et mandate Hydro-Québec pour déterminer, d'ici 2020, la nature d'un nouveau grand projet hydroélectrique. À l'opposé, note le chercheur, Québec stoppe tout nouveau projet éolien tant qu'il y aura d'importants surplus énergétiques.

Les coûts de l'éolien

Les signataires rejettent les critiques au sujet des coûts élevés de l'énergie éolienne. Dans leur document, ils affirment que les prix de l'éolien se comparent avantageusement avec ceux de l'hydroélectricité. « Le prix des turbines éoliennes a diminué de manière significative depuis 2009 [...] Le quatrième et dernier appel d'offres éolien de 2013 a donné un prix d'achat moyen de 6,5 ¢/kWh produit, un prix incluant la marge bénéficiaire des promoteurs », ce qui se compare, écrivent-ils, avec le coût des barrages en construction ou en projet. 

Débat public

Dans les circonstances, les huit signataires réclament la tenue d'un nouveau débat public sur la place de l'éolien dans le portefeuille énergétique québécois. Ils estiment que cette filière a été l'objet d'une campagne de désinformation et qu'il est temps de rétablir les faits. 

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