Le maire de Rimouski réagit sur sa page Facebook à l'annonce officielle de sa nomination au sénat par le premier ministre, Justin Trudeau.

Un texte de Marie-Josée Paquette-Comeau et Guillaume Bouillon

Éric Forest est l'un des six nouveaux sénateurs qui représenteront le Québec à la Chambre haute du Parlement canadien. Parmi eux figure également la protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain. Ces sénateurs siégeront comme indépendants.

C'est le nouveau processus de nomination indépendante qui a convaincu le maire de Rimouski de poser sa candidature comme sénateur.

La politique municipale dans le sang

Le maire de Rimouski succédera au sénateur Roméo Dallaire, représentant de la division sénatoriale golfe. Cette nomination l'obligera à quitter ses fonctions plus tôt que prévu. 

Éric Forest est maire de Rimouski depuis 2005. Outre ses fonctions de maire, M. Forest a occupé le poste de président de l'Union des municipalités québécoises de 2011 à 2014 et il siégeait au conseil d'administration depuis 2006.

M. Forest a songé à faire le saut en politique provinciale en 2014. Proche du Parti libéral du Québec, il était même pressenti pour occuper le poste de ministre des Affaires municipales. Il avait toutefois décidé de terminer son mandat à la mairie.

En 1995, M. Forest est devenu le premier directeur général de l'Océanic de Rimouski, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Un poste qu'il a occupé jusqu'en 2005. En parallèle, il agissait à titre de conseiller municipal du district de Nazareth.

M. Forest est aussi actif au sein de divers organismes, tels que Rimouski Ville étudiante, Centraide, Héma-Québec, La Maison des familles, Moisson Rimouski-Neigette et plusieurs autres.

Le meilleur et le pire

Lorsqu'on lui pose la question à savoir le meilleur et le pire de son passage à la mairie de Rimouski, Éric Forest répond sans équivoque.

« Le meilleur s'est amorcé avec les grandes consultations publiques de Rimouski 2006 qui ont permis d'établir des valeurs communes pour la ville et de rétablir la communication avec les citoyens. [...] Le pire est toute la malheureuse saga des entrées d'aqueducs et d'égouts payées par les citoyens où, comme conseil municipal, on croyait qu'on était équitable alors que c'était tout à fait le contraire », mentionne M. Forest.

Sélection des candidats

Les sénateurs nommés ce mois-ci ont été sélectionnés à la suite d'un appel de candidatures. 2700 personnes de partout au pays se sont présentées au comité chargé de faire des recommandations pour les 21 sièges actuellement vacants.

Les personnes dont la nomination au Sénat est recommandée ont été choisies en suivant le nouveau processus du gouvernement, fondé sur le mérite. C'est ainsi que les six sièges vacants en Ontario et au Québec, de même que neuf autres ailleurs au Canada ont été pourvus.

Le Sénat compte maintenant 44 sénateurs indépendants, devançant les conservateurs, qui en ont 40. Un groupe de libéraux dits indépendants - des sénateurs qui revendiquent leur affiliation libérale, mais qui ne siègent plus au caucus du parti - en compte 21.

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