Le premier bateau de croisières de la saison, le Veendam, s'ancrera dans la baie de Gaspé le 3 mai. Plus d'une quinzaine de bateaux différents visiteront la pointe de la péninsule du 3 mai au 20 juin.

Escale Gaspésie fait aussi une percée dans le marché de la croisière de luxe avec un arrêt du Queen Mary II, le 7 octobre.

Au total, 29 escales sont prévues dans la baie de Gaspé par les croisiéristes cette année, ce qui représente 22 662 passagers et 11 822 membres d'équipage.
Le porte-parole d'Escale Gaspésie, Stéphane Sainte-Croix, voit dans ce résultat les efforts que l'organisation a mis au fil des ans pour convaincre les croisiéristes de choisir la baie de Gaspé.

Stéphane Sainte-Croix explique que les efforts de positionnement ont été constants. La Corporation a appliqué sans relâche, dit-il, sa stratégie dite de « harcèlement sympathique » auprès des lignes de croisières potentiellement intéressées par le Saint-Laurent et la Gaspésie.  

« Si on regarde les résultats, ça marche », constate M. Sainte-Croix, qui souligne que l'île Bonaventure et le Rocher-Percé demeurent les attractions phares du secteur.

Train L'Admiral : une décision en 2017

Des bateaux dans la baie de Gaspé, c'est bien, mais l'enjeu pour le secteur est celui du débarquement des clientèles. La dépense touristique s'effectue lorsque les visiteurs mettent le pied à terre.

Comme Percé est à 75 kilomètres de Gaspé et que le Grand Gaspé lui-même s'étend sur plus de 100 kilomètres, le transport des passagers vers les sites touristiques est un élément incontournable de l'offre gaspésienne.

Jusqu'à maintenant, Escale Gaspésie misait beaucoup sur l'attrait du train touristique L'Amiral pour inciter les croisiéristes à visiter la pointe de la péninsule. À l'arrêt depuis l'an dernier en raison du mauvais état de la voie ferrée, le projet bat de l'aile. Québec, qui a fait l'acquisition du rail en 2015, n'a toujours pas indiqué son intention d'exécuter les travaux.

Cette incertitude devient de plus en plus insoutenable pour Escale Gaspésie qui, en 2017, lancera son nouveau plan triennal de commercialisation. « On ne peut pas arriver sur le marché avec ou non le train sous le bras. Il n'est pas question que l'on continue avec l'incertitude », souligne M. Sainte-Croix.

Escale Gaspésie maintient que le scénario privilégié par l'organisation est celui du train L'Amiral, mais demande à Québec de spécifier ses intentions rapidement.

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