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Être sous-marinier au temps de la guerre froide

Plus d'une centaine de sous-mariniers canadiens se sont donné rendez-vous ce week-end à Rimouski. Certains ont profité de leur assemblée annuelle pour revoir l'Onondaga, le sous-marin sur lequel ils ont servi et qui est ouvert aux visiteurs au site historique maritime de la Pointe-au-Père depuis quelques années. Ils se souviennent...

Raymond Beaudin a servi sur l'Onondaga de 1972 à 1975. Il y était torpilleur au moment où le monde était en pleine guerre froide.

« On patrouillait les eaux des mers du nord de l'Atlantique. On suivait les Russes et les Russes nous suivaient. On cherchait à ramasser des informations. On était prêts, on avait 16 torpilles à bord. On était pleinement armés quand même », se souvient-il.

Il se rappelle de la profonde solidarité qui unissait les 60 sous-mariniers de l'Onondaga.

Ce sentiment de solidarité se fait sentir chez d’autres camarades, comme Ron Carrier qui était responsable des télécommunications sur le sous-marin de 1973 à 1975.

La femme de Ron, Marie-Thérère, se rappelle avec émotion à quel point l'Onondaga faisait partie de leur vie... Ils ont même fait baptiser leur fils, Yves, à bord du sous-marin en 1974. Marie-Thérèse passait plusieurs mois par année sans voir son mari qui était à bord.

La très grande proximité des sous-mariniers, favorisée par l'exiguïté des lieux et l'omniprésence du danger, expliquerait cette très forte solidarité.

D’après les informations de Paul Huot

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