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Étude sur le diabète chez les Premières Nations : des échos sur la Côte-Nord

Le chef de la communauté innue de Mingan, Jean-Charles Piétacho, n'est pas surpris des conclusions d'une étude selon laquelle huit membres des Premières Nations sur dix seront atteints du diabète au cours de leur vie.

L'étude publiée dans le Journal de l'Association médicale canadienne révèle que le risque de développer le diabète était de trois à cinq fois plus élevé chez les membres des Premières Nations que pour le reste de la population canadienne.

Selon Jean-Charles Piétacho, le changement de leur mode de vie est l'un des facteurs qui expliqueraient ces résultats.

Jean-Charles Piétacho ajoute que la communauté de Mingan déploie de nombreux efforts pour promouvoir une bonne alimentation et l'activité physique auprès des jeunes.

« On a beaucoup de programmes de prévention avec notre personnel infirmier et je pense même que c'est l'une des priorités que la direction a mises de l'avant. Nous avons même une infirmière attitrée au programme de diabète », fait-il remarquer.

À Uashat-Maliotenam

Le Centre de santé et de services sociaux Uauitshitun a mis en place des programmes de prévention et compte dans son équipe une nutritionniste qui conseille et aide les membres de la communauté de Uashat-Maliotenam.

D'après la coordonnatrice des soins à domicile, Mylène Dugas-St-Louis, la situation est différente dans les communautés autochtones urbaines et dans celles isolées.

« C'est sûr que nous, on est une communauté autochtone qui est urbanisée. On est un peu moins concernés par rapport aux divers facteurs de risques. On est près de la ville, on a accès à de l'eau potable, des aliments de qualité », affirme-telle.

Plusieurs programmes ont mis sur pied à ce sujet dans la communauté. Entre autres, un bilan de l'état de santé des écoliers de Uashat-Maliotenam est effectué chaque année afin de mieux cibler les activités de prévention.

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