Retour

Évasion de Jason Legouffe : des critiques se font entendre

Un expert affirme que les policiers auraient dû être plus vigilants pour prévenir l'évasion qui s'est produite au palais de justice de New Carlisle, cette semaine.

Jason Legouffe a échappé aux policiers, mercredi, lors de son transfert entre le palais de justice de New Carlisle et le centre de détention. Il a été retrouvé moins de 24 heures plus tard.  

L'individu avait déjà écopé de six mois de prison en 2012 pour s'être évadé d'une garde légale.

C'est ce qui fait dire à l'ex-chef de la Division du crime organisé et ancien inspecteur au Service de police de la Ville de Montréal, Guy Ryan, que Jason Legouffe aurait dû être menotté aux mains lors de son transfert. « Officiellement, s'il avait des antécédents semblables en la matière, qu'il s'était déjà sauvé d'une garde légale, les policiers auraient dû le menotter pour l'escorter », commente l'expert.

Guy Ryan précise toutefois qu'il est normal que les policiers qui font ce genre de transfert ne soient pas armés.

L'expert estime que même si le centre de détention et le palais de justice sont situés dans le même bâtiment, les policiers n'ont pas les clés et doivent passer par l'extérieur pour escorter un détenu.

Un passage à aménager

À cet égard, le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie, croit que l'évasion de Legouffe aurait aussi pu être évitée si les policiers qui accompagnent des détenus pouvaient circuler par un passage déjà aménagé entre le palais de justice et le centre de détention.

Les policiers qui doivent se désarmer pourraient le faire si un point de contrôle avec un agent de la paix y était aménagé. Mathieu Lavoie juge que la procédure serait plus sécuritaire.

« C'est sûr, ajoute M. Lavoie, que cela demanderait un investissement. Ça demanderait la mise en place d'un agent correctionnel, à l'intérieur, au sous-sol. Ce sont des demandes que nous avons depuis longtemps d'avoir un agent correctionnel à cet endroit, au sous-sol. On réglerait plusieurs problématiques et on assurerait la sécurité de la population aux alentours du palais de justice. »

De son côté, la Sûreté du Québec n'a pas l'intention de commenter les événements. La lieutenante Martine Asselin, de la SQ, se borne à indiquer qu'une rétroaction est toujours faite sur les interventions policières et que des ajustements sont apportés aux besoins.

Jason Legouffe n'était pas jugé dangereux par les policiers et a été rapidement retrouvé.

À peine 24 heures après avoir échappé à la surveillance des policiers, il était de retour au palais de justice de New Carlisle pour faire face à de nouvelles accusations de bris de probation et d'évasion d'une garde légale.

Plus d'articles

Commentaires