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Exclusion de marguilliers : un abbé de Québec croit les arguments de l'archevêché injustifiés

L'abbé Pierre Gingras, curé de la paroisse de Saint-Jean-Baptiste à Québec, croit qu'il est injustifié d'exclure des marguilliers de la fabrique Saint-Germain pour les raisons évoquées par le chancelier du diocèse de Rimouski.

Un texte de Laurence Gallant

L'abbé Gingras a géré notamment la fermeture de l'église Saint-Jean-Baptiste, une église plus grande que la cathédrale Saint-Germain de Rimouski.

Selon lui, les marguilliers sont élus par une assemblée de paroissiens et le fait que l'un deux soit célébrant ou que le président de la fabrique n'ait pas présidé l'élection ne sont pas des arguments assez forts pour annuler un résultat.

À mon avis, une élection qui serait présidée par un autre ne met pas en doute les élections. […] Peu importe qui est en avant, ce sont les paroissiens qui décident.

Abbé Pierre Gingras, curé de la paroisse de Saint-Jean-Baptiste à Québec

Les deux marguilliers Jean-Charles Lechasseur et Victor Lepage soutiennent que le chancelier de l'archevêché, Yves-Marie Mélançon, leur a montré la porte parce que leur élection n'était pas réglementaire.

Ils considèrent que les règlements que l’archevêché invoque sont des prétextes pour les exclure. Ils affirment que c'est leur position concernant l'avenir de la cathédrale de Rimouski qui est plutôt le véritable motif de leur exclusion.

Unir et non pas diviser

Malgré que l’abbé Pierre Gingras convienne qu’il y a peut-être eu « vice de forme », il soutient qu’une église ne peut se permettre d’exclure des paroissiens qui désirent donner de leur temps pour la fabrique.

On ne peut pas, parce que les gens ont des opinions différentes de nous, [les] tasser.

Abbé Pierre Gingras, curé de la paroisse de Saint-Jean-Baptiste à Québec

« À la difficulté que nous avons de trouver des administrateurs, je pense que les gens qui ont la disponibilité pour se présenter, il faut les accueillir. Dans des dossiers comme ça qui regardent la fermeture, la démolition ou la réouverture et l’entretien d’une cathédrale, je pense qu’il faut chercher non pas à diviser mais à unir ces forces pour avoir le plus d’expériences et d’opinions autour de ça », soutient le curé.

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