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Exploitation minière : des visions différentes pour Champion et ArcelorMittal

Alors que la compagnie Champion se prépare à relancer la mine du lac Bloom, près de Fermont, la compagnie ArcelorMittal envisage de réduire progressivement ses activités sur la Côte-Nord pour des raisons financières. Deux discours contradictoires qui s'expliquent par le statut de chacune des sociétés.

Un texte d'Alix-Anne Turcotti

C'est du moins l'analyse du premier vice-président de la Financière Banque Nationale à Sept-Îles, Serge Morin. « Champion est un développeur, mais pas une compagnie opérante. Champion se doit de faire un discours rassembleur pour tenter de convaincre les investisseurs d'investir », explique-t-il.

De son côté, la compagnie ArcelorMittal fait face à des coûts de production élevés. Serge Morin rappelle que l'ajout de production des métaux, ces cinq dernières années, a été important.

« Aujourd'hui, il y a une surcapacité de production. La capacité excédentaire doit disparaître et ça tombe sur ceux qui ont des coûts de production plus élevés », explique-t-il.

Selon lui, certaines compagnies font même descendre le coût du minerai de fer à 35 $ la tonne en prévision de 2018. « Si des producteurs sont prêts à vendre à ce prix-là, c'est qu'ils sont convaincus que le coût de production est en dessous de 35 $ », estime-t-il.

L'analyste parle d'une situation exceptionnelle alors que les compagnies prévoient vendre leur minerai à un prix moindre que le prix courant.

En conclusion, Serge Morin soulève un paradoxe. Il rapporte qu'une aciérie d'ArcelorMittal achète du fer moins cher à d'autres compagnies minières. Une situation qui incite la compagnie à se poser des questions sur l'avenir de sa mine.

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