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Exploramer demande 14 millions $ pour assurer sa pérennité

Le musée Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts exige un investissement de 14 millions de dollars, dont 90% proviendraient des coffres du gouvernement québécois. C'est la proposition inscrite dans le plan de pérennisation de l'organisme présenté mardi soir.

Permettre l’autonomie financière d’Exploramer d’ici 2021, voilà le mandat que le conseil d’administration du musée s’est donné pour contrer la menace de fermeture définitive qui plane sur l'organisme depuis la fin de l'entente quinquennale prise avec la ministre responsable de la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine de l'époque, Nathalie Normandeau.

Pour ce faire, le budget du musée devra passer de 787 508 $ en 2016 à 1,7 million de dollars en 2021.

Pour atteindre l’objectif, le conseil d’administration d’Exploramer vise 43 000 visiteurs par année d’ici 2021. En 2016, une année record, 24 000 visiteurs ont foulé le sol du musée.

Un nouveau pavillon pour les requins du Saint-Laurent

Plus d’une vingtaine d’espèces de requins habitent le fleuve Saint-Laurent, une réalité méconnue qu’Exploramer veut faire connaitre au grand public.

Un bassin circulaire accueillerait des requins d’eau froide. Le bassin ferait partie d’un pavillon multifonctionnel qui servirait de salle, de locaux de camp de jour ainsi que de dortoir pour héberger les courageux qui voudraient passer la nuit avec ces monstres marins.

Achat d’un nouveau bateau

Les excursions en mer proposées durant la période estivale sont si populaires que le nombre de passagers autorisés sur le bateau ne permet pas de répondre à la demande, explique Sandra Gauthier.

Un nouveau bateau de 30 places remplacerait l’ancien dont les coûts augmentent en raison de l’usure, du nombre d’inspections demandées dû à l’âge et de sa forte consommation en carburant.

Le bateau actuel génère un profit net de 10 000 $, ce montant serait multiplié par six avec un bateau neuf selon la directrice générale.

L’achat d’une nouvelle embarcation est dans la mire depuis 2011. En 2013, le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, alors ministre du Tourisme, avait annoncé une aide financière pour l’achat d’un nouveau bateau au musée de Sainte-Anne-des-Monts. Il s’était cependant rétracté à défaut d’avoir le budget nécessaire.

La Fourchette bleue

Au Québec, 80 restaurants et poissonneries sont certifiés Fourchette bleue. L’équipe d’Exploramer désire mettre en œuvre une stratégie de promotion à plus grande échelle pour atteindre un plus vaste public. Un concept de Food truck pour rendre accessible les poissons méconnus ainsi qu’un projet du type « prise du jour », calqué sur les paniers offerts par les fermes biologiques, sont sur la table.

En outre, la directrice générale désire développer divers partenariats pour élargir la certification à toutes les industries de la pêche.

Mise à jour des infrastructures

Le bâtiment qui abrite le musée a plus d’une vingtaine d’années. Le toit et les fenêtres coulent. Les planchers s’écaillent. Les compresseurs utilisés pour refroidir l’eau des bassins s’usent très vite. Il est urgent d’investir dans les infrastructures selon Sandra Gauthier.

La construction d’une annexe sur deux étages logerait les nouveaux compresseurs. Un système de récupération de l’humidité et de la chaleur garderait au chaud les employés durant l’hiver.

Finalement, certains projets tels que devenir le diffuseur officiel de l’Institut Maurice-Lamontagne ainsi que réaliser une étude de faisabilité afin de faire la gestion des permis de pêche en eaux salées ont été intégrés au plan de pérennisation.

Ouverture à l'été 2017?

La directrice générale dit avoir présenté le plan de pérennisation à tous les ministères impliqués dans le financement du 14 millions de dollars nécessaires pour assurer l’autofinancement d’ici 2021. Le projet que certains qualifient « d’audacieux » a été bien reçu par les membres du gouvernement selon Sandra Gauthier.

Cependant, le manque de liquidité demeure. L’ouverture de la prochaine saison pourrait être compromise selon le président d’Exploramer, Gilles Thériault.

Le président du conseil d’administration entrevoit d’un bon œil la réponse du gouvernement. Des projets au budget similaire ont été financés au sud de la Gaspésie dans les dernières années, explique-t-il. M. Thériault fait référence au Bioparc à Bonaventure et au Géoparc de Percé qui ont reçu tous deux un financement gouvernemental substantiel.

Sandra Gauthier mentionne que le projet avance si elle se fie aux appels qu’elle reçoit des différents ministères. Les réponses du gouvernement seront connues en juin, conclut la directrice générale.

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