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Faire campagne à l'heure des réseaux sociaux

Les candidats aux élections fédérales des trois régions de l'Est du Québec sont de plus en plus actifs sur les réseaux sociaux, mais leur présence est inégale d'une circonscription à l'autre.

Les 20 candidats de l'Est ont une page Facebook professionnelle ou personnelle, mais seulement 12 d'entre eux ont été actifs sur Twitter au cours du premier mois de la campagne.

Glissez votre curseur sur l'image pour voir les comptes des candidats actifs sur Twitter :

Les partis politiques semblent avoir incité leurs candidats à être présents sur les réseaux sociaux, croit le politologue et professeur à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), Jean Bernatchez.

Des habitués et des premiers pas

À partir d'un petit local, le candidat du Bloc québécois dans la circonscription de Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, Louis Gagnon, prépare une dizaine de vidéos d'un peu plus d'une minute, qu'il va partager sur Facebook.

« La [première vidéo], je pense que peut-être en une journée ou deux on était à plus de 1000 visionnements, dit-il. Si on publie un texte, on peut en avoir autant, mais j'ai l'impression que les vidéos, il y a quelque chose que les gens aiment beaucoup. Peut-être parce qu'on est plus proche ou on a l'impression de vraiment être en contact avec la politique de plus près. »

Le chef de Forces et démocratie et candidat dans Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin, estime pour sa part que les réseaux sociaux permettent de créer un contact privilégié avec la population.

Avec plus de 5 500 personnes qui le suivent sur sa page Facebook professionnelle et 2 500 sur Twitter, Jean-François Fortin est un habitué des médias sociaux.

D'autres candidats font leurs premiers pas sur les réseaux sociaux pour cette campagne, comme le candidat libéral dans Manicouagan, Mario Tremblay.

« Il y a une équipe qui travaille avec moi dans ce sens-là, dit-il. Ça remplace un peu le terrain, parce que si on regarde au niveau des bureaux de comté, je n'en ai pas encore un d'ouvert. Avec Facebook, on est capable de se rendre. »

Encore une campagne de terrain

Il reste que tous les candidats que Radio-Canada a rencontrés dans l'Est du Québec insistent pour dire que la véritable bataille se déroule sur le terrain.

Les médias sociaux représentent un outil pour mieux se faire connaître, croient-ils, et pour avoir un plus large public lorsqu'ils participent à des activités publiques.

Selon Jean Bernatchez, l'impact des réseaux sociaux est plus important lorsque le candidat génère du contenu original et local tout en faisant le suivi de sa campagne sur le terrain. Il y a moins d'impact quand le candidat se contente de relayer des messages nationaux, estime-t-il.

D'après le reportage d'Ariane Perron Langlois

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