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Faute de patients, l'hémodialyse en centre hospitalier reste inaccessible dans la Manicouagan

Le décès d'une femme qui devait parcourir plus de 1300 km par semaine pour recevoir ses traitements d'hémodialyse relance le débat sur la nécessité d'un centre qui offre ces services à Baie-Comeau. Le nombre de patients qui ont besoin d'utiliser de telles installations reste toutefois en deçà du nombre minimum indiqué par les directives ministérielles, selon le CISSS Côte-Nord.

Un texte de Vincent Larin

Le Centre de santé et de services sociaux de la Côte-Nord soutient travailler depuis plusieurs années pour qu'il y ait une unité d'hémodialyse à Baie-Comeau.

Pour le moment, les patients de la Manicouagan doivent se rendre à Sept-Îles ou à Chicoutimi pour recevoir ces soins.

Selon la directrice adjointe du CISSS Côte-Nord, Lise Boivin, le problème réside dans le nombre de personnes qui doivent recevoir de tels traitements, qui n'est pas assez élevé pour justifier ces installations.

« C'est difficile parce que la condition des patients en hémodialyse change beaucoup. On pourrait avoir une donnée aujourd'hui sur le nombre de patients qui ne serait pas la même demain, parce que les patients pourraient avoir eu une détérioration de leur état de santé qui ne leur permettrait plus de recevoir leurs traitements dans une région comme la nôtre », précise Lise Boivin.

Une situation invivable

Hélène Brochu, directrice du Centre de bénévolat de Forestville, poursuit le combat au nom du mari de Lise Allicie, cette femme de Forestville qui devait parcourir 1300 km par semaine pour recevoir ses traitements d'hémodialyse. Elle est décédée le 30 septembre dernier. 

Selon Mme Brochu, la plupart des patients qui reçoivent ces traitements quittent la région, faute de services, ce qui complique les démarches pour atteindre le seuil de quatre patients nécessaire à la mise en place d'un centre d'hémodialyse.

« Quand tu passes trois jours de ta semaine à l'hôpital, les autres jours, il te reste pas beaucoup de temps pour ta vie familiale à la maison et tes activités régulières. C'est très exigeant ce dossier-là, ça demande beaucoup cette maladie-là, autant physiquement que mentalement », souligne-t-elle.

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