C'était la fin du contre-interrogatoire de Johanne Johnson, accusée du meurtre de son conjoint James Dubé le 30 avril 1998 à Grande-Rivière.

Le procureur de la couronne Gérald Maltais a voulu démontrer à nouveau que le témoignage de l'accusée était contradictoire.

Il lui a rappelé que « Pendant le procès vous avez dit à maintes reprises que James Dubé était un homme violent et qu'il vous battait. Pourquoi entacher sa mémoire si vous ne l'avez pas tué? » Elle lui a répondu : « Mais est-ce que vous m'avez questionnée sur les bons moments? »

Il est revenu à la charge avec les aveux de l'accusée à l'agent d'infiltration en demandant à Mme Johnson : « Quand vous rencontrez le grand patron, vous savez que si vous dites la vérité vous allez garder votre emploi. Alors, pourquoi mentir? » L'accusée lui a répondu : « Il l'a savait la vérité et il ne me croyait pas, alors j'ai menti. »

La couronne a ajouté : « On vous voit très émotive. Vous pleurez. Votre réaction va changer quand vous avouez le meurtre et qu'ils vont vous aider. » Johanne Johnson a répondu : « Certainement que j'étais soulagée, je ne l'ai pas tué. »

La preuve est close. Les membres du jury entendront les plaidoiries de la couronne et de la défense mercredi.

Principale suspecte

Johanne Johnson était la principale suspecte dans cette affaire, mais la Sûreté du Québec n'avait pas assez de preuves pour l'arrêter à l'époque. En 2013, la section des crimes non résolus a recueilli une nouvelle preuve, qui a mené à son arrestation.

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