Les plaidoiries ont pris fin, jeudi, au procès pour meurtre de Johanne Johnson au palais de justice de Percé. Johanne Johnson est accusée du meurtre de son conjoint, James Dubé, survenu le 30 avril 1998 à Grande-Rivière.

Après la présentation, mercredi, de l'avocat de la défense, Me Robert Beauchesne, c'était au tour de l'avocat de la Couronne, Gérald Maltais, de présenter sa plaidoirie.

Ce dernier a souligné en s'adressant au jury que Johanne Johnson était une femme battue, humiliée et violentée. Il reviendra au jury, a-t-il, de décider si cela constitue un mobile.  L'avocat a aussi reconnu qu'il n'y avait aucune preuve directe de la culpabilité de l'accusée, mais des preuves circonstancielles.

Concernant les aveux de Johanne Johnson recueillis dans le cadre d'une enquête policière de type Mr. Big, l'avocat a fait valoir qu'elle avait avoué, sans négation, avoir tué James Dubé. « Ce n'est pas comme voler des bonbons dans un dépanneur, elle a avoué avoir tué son mari », a souligné le procureur.

Enfin, l'avocat est revenu sur le témoignage de la fille de Johanne Johnson, Jackie Dubé, qui est venue raconter au tribunal que sa mère lui avait par deux fois avoué avoir tué son père. Jackie Dubé a livré un témoignage important, a rappelé Me Maltais à la cour. « Étant donné qu'on avait attaqué sa crédibilité, on devrait rétablir qu'elle était crédible et fiable », a commenté hors cours Me Maltais.

La juge Michelle Lacroix s'adressera au jury, mercredi prochain.

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