En Gaspésie, de nouvelles règles concernant l'érosion côtière vont bientôt entrer en vigueur. Les citoyens n'auront plus le droit, entre autres, d'enrocher leur terrain pour se protéger des assauts de la mer.

Les résidents côtiers devront aussi éloigner leurs nouvelles constructions du rivage. Ceux qui possèdent déjà des structures pourront toutefois les garder et les entretenir.

Ces nouvelles règles ont été présentées en septembre par le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire. Les MRC et les municipalités avaient 90 jours pour modifier leur schéma d'aménagement qui touchent l'érosion côtière et les mouvements de sols.

En certains endroits, comme Forillon, on a déjà commencé à enlever l'enrochement et ainsi aider la nature à reprendre sa place.

Le responsable de l'urbanisme pour Carleton-sur-Mer, Samuel Landry, croit qu'il s'agit de la meilleure approche pour contrer l'érosion. « Les études tendent de plus en plus à prouver que c'est des ouvrages qui ne sont pas efficaces pour lutter contre l'érosion. »

Sur le terrain-même, ça peut être efficace, mais ça crée beaucoup de dommage sur les terrains plus loin.

Samuel Landry, responsable de l'urbanisme, Carleton-sur-Mer

« L'ensablement, c'est une solution » affirme l'urbaniste qui a vu de près l'effet de l'érosion sur le chemin qui mène au camping municipal. « En 2010, y'avait eu des grosses tempêtes puis le chemin avait été détruit. Puis suite à ça, il a fallu faire une nouvelle protection pour protéger le chemin puis c'est l'ensablement qui a été privilégié plutôt qu'un enrochement. » Samuel Landry ajoute toutefois que cette solution peut coûter cher pour le simple citoyen. « mais il peut y avoir des regroupements pour faire des ouvrages communs. »

Études d'Ouranos

Ce nouveau cadre normatif s'inspire d'études menées par le consortium de recherche Ouranos, spécialisé dans les changements climatiques.

Ces recherches, rendues publiques cet été, démontraient qu'à elles seules, les régions de l’Est du Québec pourraient perdre jusqu’à 1,5 milliard de dollars au cours des 50 prochaines années si rien n’est fait pour s’adapter aux changements climatiques.

Le chercheur, Christian Fraser, a travaillé sur le dossier. « Pour chaque petite portion de côte, donc chaque petit tronçon, fond de baie, pointe rocheuse, on a évalué un taux de recul historique. Donc a regardé comment ce milieu a évolué dans le passé et on l’a projeté dans le futur. »

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