C'est aujourd'hui le début de la pêche au flétan du Groenland pour une centaine de pêcheurs de la Gaspésie, de la Côte-Nord et de la Basse-Côte-Nord.

Un texte de Joane Bérubé

Les quotas accordés aux flottilles sont les mêmes qu'en 2015.  Les pêcheurs qui détiennent des quotas individuels ont jusqu'à la fin octobre pour réaliser leurs prises.

Bon an, mal an, les pêcheurs québécois débarquent autour de 3 000 tonnes de flétan. La saison risque cependant d'être plus payante puisque le prix payé au débarquement sera de 1,70 $ la livre, soit 17 cents de plus que l'an dernier.

Demande en hausse

Cette année, les négociations avec les propriétaires d'usine ont été menées rondement, selon le secrétaire de l'Office des pêcheurs de flétan du Groenland du Québec, André Boucher.

La convention du plan conjoint des pêcheurs et des transformateurs a été acceptée en janvier.  

Le secrétaire de l'Office des pêcheurs de flétan souligne que la demande pour les produits pêchés dans le Saint-Laurent est de plus en plus forte. « On ne peut pas suffire à la demande pour les produits pêchés dans le Saint-Laurent, dit-il. Il y a du local, du national, de l'international. Dans le cas du turbot, ça se promène un peu partout dans le monde parce que c'est un produit de qualité, c'est un produit d'eaux sauvages en relative bonne condition, c'est pour ça que les prix montent. » 

D'après André Boucher, la situation financière des pêcheurs de poissons de fond s'est d'ailleurs grandement améliorée depuis 2011. « Les prix ont augmenté, il y a eu une restructuration, certains ont vendu, ont pris leur retraite », détaille M. Boucher.  Le nombre de pêcheurs de flétan est d'ailleurs passé de 150 à 100 en une dizaine d'années.

Outre le flétan du Groenland, les pêcheurs détiennent des permis pour d'autres espèces, parfois pour la pêche au crabe ou à la crevette, mais aussi pour le flétan de l'Atlantique, un autre poisson de fond de plus en plus prisé.

Pêche compétitive et révision des quotas

Par ailleurs, les pêcheurs qui ont obtenu une part du quota de 95 tonnes de la pêche compétitive au flétan du Groenland pourront quant à eux partir dans la semaine du 23 mai.

Le volume global cette année sera divisé par le nombre de participants. Selon André Boucher, chaque bateau devrait avoir aussi de 10 000 à 12 000 livres pour une pêche de deux à trois jours.

Pêches et Océans prévoit réviser les quotas de flétan du Groenland en 2017. L'allocation globale est demeurée stable au cours des dernières années.

Selon le ministère des Pêcheries, la pêche au flétan du Groenland, que la plupart des Québécois appellent turbot, est la quatrième pêche au Québec en termes de valeurs au débarquement après le crabe des neiges, le homard et la crevette nordique.

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