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Fort McMurray : « c'est comme une zone de guerre »

« Quand je suis parti pis que je voyais le feu derrière moi, je sentais la chaleur pis je pensais que j'allais y passer », raconte Francis Bernier, un travailleur de la construction originaire de L'Islet, qui a quitté Fort McMurray il y a 3 jours.

Un texte de Julie Tremblay

Depuis, il dort dans son camion, en compagnie de sa chienne Lucy, qu'il est retourné chercher après que les autorités aient donné l'ordre d'évacuer : « C'était comme un film d'horreur, affirme-t-il, la fumée était intense, tu voyais les maisons en feu, les arbres tombaient ». 

Francis Bernier affirme que ce qui l'a le plus impressionné, c'est la rapidité avec laquelle le feu s'est propagé alors qu'il était à plus de 2 km de sa maison : « le vent a pris [...] 45 minutes plus tard le feu était rendu là où j'étais, alors tout le monde a paniqué et les routes étaient barrées, c'était bumper à bumper, pas moyen d'aller plus vite. » Maintenant, dit-il, il n'a pas à se plaindre même s'il dort peu et qu'il vit dans son camion : « je suis encore en vie et je suis content parce que j'ai sauvé mon chien. »

Peur d'avoir tout perdu

Francis Bernier habite Fort McMurray depuis 12 ans où il travaille dans le domaine de la construction. Il se désole de voir les maisons qu'il a en partie construites de ses propres mains ravagées par les flammes. Alors qu'il a trouvé refuge dans la petite municipalité de Wondering River, à 200 km au sud de Fort McMurray, il se demande ce qu'il va faire maintenant :

Lorsqu'il a évacué la ville, Francis Bernier n'a apporté que son chien, son passeport et un peu de vêtements : « quand chus parti, j'y retournais, c'était sûr pour moi ». À présent, il n'arrive pas à croire qu'il a peut-être tout perdu.

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