Les pompiers à temps partiel de la municipalité de Franquelin n'ont plus le droit de pratiquer leur métier depuis novembre dernier parce qu'ils n'ont pas suivi la formation maintenant exigée par le gouvernement.

Auparavant, la clause « grand-père » permettait aux pompiers volontaires, qui ont obtenu leur certification avant 1998, de continuer à exercer leurs fonctions sans avoir à suivre la formation à l'école nationale. Toutefois, cette clause a été abolie récemment.

Le maire de Franquelin, Michel Lévesque, demande le maintien de cette clause, car plusieurs petites municipalités se trouvent dans cette situation.

Il déplore que les formations soient longues, soit de 18 mois environ, et qu'elles ne soient pas adaptées aux pompiers à temps partiel. Michel Lévesque indique que ceux-ci ne prendront pas leurs vacances pour aller suivre une formation.

D'ailleurs, le maire s'inquiète de perdre ses pompiers si ceux-ci décident d'aller suivre la formation. Selon lui, ils risquent de quitter la municipalité pour travailler à temps plein plutôt qu'à temps partiel.

Qu'arrivera-t-il en cas d'incendie?

Selon le maire, une entente verbale a été conclue avec la municipalité de Godbout pour combattre des incendies sur son territoire. Cependant, la mairesse de Godbout, Nicole Champagne, affirme qu'il n'y a aucune entente formelle pour le moment et qu'une rencontre aura lieu à ce sujet.

Toutefois, Michel Lévesque affirme qu'il n'hésiterait pas à intervenir si un feu survient, et ce, même s'il y a des risques de poursuite.

Le dernier incendie qui est survenu à Franquelin remonte à 2007.

Avec les informations de Roxanne Simard.

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