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Frédéric Rioux est « une personne sans scrupule », selon un jugement de 2007

Un jugement de la Cour canadienne de l'impôt vieux de 10 ans décrit Frédéric Rioux, un candidat à la mairie de Rimouski, comme une personne sans scrupule qui a menti, a contrefait des signatures et a produit de faux documents pour obtenir des avantages financiers pour ses entreprises.

Le jugement rendu en 2007 explique notamment que Frédéric Rioux est propriétaire d’un commerce informatique sur la rue Saint-Jean-Baptiste à Rimouski au début des années 2000.

Il tente alors de bénéficier de deux programmes du gouvernement du Québec pour les années d'imposition 2001 et 2002. Le premier pour aider les familles démunies à acheter un ordinateur et le second pour venir en aide aux petites et moyennes entreprises pour la création de leur site web.

Dans le document, on apprend qu'une vérification des livres et registres de la société par le ministère du Revenu national a permis de découvrir « des factures jugées fictives » pour une valeur de plus de 22 000 $, « payées prétendument comptant » et produites par la compagnie de Frédéric Rioux dans ses déclarations de revenus.

Le ministère lui réclame alors un remboursement et lui impose des pénalités. Frédéric Rioux conteste ces mesures en cour et allègue devant le juge qu'il « n'a rien caché », que « tout est correct » et que s'il y a problème, c'est la faute de son comptable.

Le juge Alain Tardif qualifie alors son attitude « d'arrogante et d'autoritaire » et les manoeuvres qu'il a utilisées de « magouilles frauduleuses ».

Pour résumer son jugement de l'affaire, le juge parle de Frédéric Rioux comme de quelqu'un qui a « menti régulièrement, constamment et couramment lors de l'exploitation de diverses entreprises », qu'il a inventé des documents, contrefait des signatures et produits de faux documents.

Concernant la défense présentée par l'homme, le juge dit écarter son témoignagne, qu'il ne considère pas crédible. Il ajoute « la prépondérance de la preuve est que l'appelant est une personne sans scrupule capable de mentir en vous regardant droit dans les yeux » et « prête à tout pour se soustraire à ses obligations à l'endroit du fisc ».

Plus loin, il écrit encore que l'appelant est un « véritable exploiteur du système et de personnes démunies » qui a eu, selon le juge, l'indécence de prétendre d'avoir falsifié, menti, altéré et créé des factures bidons pour venir en aide aux familles dans le besoin.

II ajoute finalement qu'il « rejette sans hésitation » la requête de Frederic Rioux. Le candidat porte ensuite la cause en appel et la Cour fédérale d'appel maintient le jugement initial.

« Campagne de salissage »

Dans la seule entrevue radio qu'il a accepté de donner, Frédéric Rioux dit que ces informations relèvent d'une campagne de salissage. À preuve, dit-il, les faits se sont produits il y a 16 ans.

Il estime qu'on tente de le déstabiliser parce que sa campagne va bien et qu'il dérange.

Il ajoute que ce qui fait sa force, c’est justement qu’il ait traversé et surmonté des étapes difficiles dans sa vie.

D’après les informations de Denis Leduc

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