Retour

Gaspé : Pétrolia n'exclut pas d'autres forages à Haldimand

Le test de production au puits Haldimand no 4 est amorcé depuis hier à Gaspé. Au terme de cet exercice, Pétrolia pourrait décider d'aller de l'avant avec la production commerciale.

Un texte de Jean-François Deschênes

Ce test consiste à ouvrir la tête du puits et à séparer le pétrole du gaz. Aucun produit chimique est utilisé affirme le PDG de Pétrolia, Alexandre Gagnon.

L'utilisation d'acide et d'azote lors des travaux de nettoyage avait soulevé les craintes de la Ville notamment. M. Gagnon exclut aussi une fracturation hydraulique. Il dit que c'est la dernière étape avant une production commerciale. Après les opérations des prochains jours, il pourrait y avoir d'autres forages, ajoute M. Gagnon.

« Si la production de pétrole est faible. Si on n'obtient pas un volume de pétrole correspondant à un prix sur le marché. Les deux sont liés, le prix de la ressource et quantité produite, on ne peut pas aller vers une production commerciale. Si les volumes et le prix sont au rendez-vous,  il peut y avoir une production commerciale. »

Écoutez l'entrevue d'Alexandre Gagnon lors de l'émission Bon pied, bonne heure! avec Yves Larouche.

Le test qui a lieu à Gaspé devrait durer au maximum 240 jours, assure M. Gagnon.

« Si on se rend compte en cours de route qu'il y a un plateau qui est atteint en termes de production quotidienne et de pression, nous avons les données (et on cesse le test). Si on n'est pas en mesure d'établir ce plateau, on continue tant qu'on ne l'atteint pas. C'est un maximum donc. »

L'opposition pas rassurée

Le site est situé à 350 mètres des maisons les plus près et à 800 mètres du premier puits d'eau potable. Pétrolia assure qu'elle a informé le comité citoyen et que des employés ont fait du porte-à-porte dans le voisinage. La société assure aussi qu'aucun produit ne sera injecté et qu'aucune fracturation hydraulique ne sera faite.

Par contre, l'opposante au projet et porte-parole du comité Ensemble pour l'avenir durable du Grand Gaspé, Lise Chartrand, n'est pas rassurée et trouvent qu'il manque d'information

« Qu'il y ait fracturation ou non, ce que nous disent nos experts, c'est d'aller exacerber le réseau de fractures qui est déjà là et de risquer de voir des gaz toxiques, voir radioactifs dans certains cas, remonter à la surface. »

Pétrolia estime le potentiel du puits à 7,7 millions de barils de pétrole, qui équivaut à 20 jours de consommation de pétrole au Québec.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine